Pour cette 4e Biennale des Arts du Mime et du Geste, le Théâtre Victor-Hugo a proposé à À Mots croisés une coopération inédite avec Arianna F. Grossocordón pour un projet « DANDELION », sous-titré « La théorie des mondes possibles ».
Cette pièce transmédia développe plusieurs propositions artistiques autonomes et interconnectées. Elle permet d’explorer différents aspects narratifs ainsi que différentes relations avec le public, allant de l’interaction à la construction d’un récit commun. Grossocordón invite le public à jouer avec la destinée des personnages fictifs mis en action par la pièce, reproduisant les mécanismes de participation proposés par les réseaux sociaux.
Au cours de trois ateliers, Arianna a invité les écrivants d’A Mots croisés à la construction du dispositif et à l’écriture des moments narratifs. Nous avons souhaité recueillir ses impressions sur cette nouvelle expérience.
Est-ce la première fois que vous travaillez avec un groupe de personnes qui n’ont pas l’habitude d’écrire pour le théâtre, qui ne sont pas scénaristes ?
J’ai plutôt l’habitude de travailler avec des artistes habitués à une écriture du plateau. On passe peu par la plume, souvent en dernière étape. La dramaturgie que je pratique, issue du théâtre physique, se construit avec les corps et l’espace. C’est avec le projet DANDELION et d’autres démarches pratiquées avec Societat Valentinas, que je commence à m’approcher plus assidûment de l’écriture, parfois maladroitement, essayant de trouver une méthode propre ou, en tout cas, propice aux propos du projet. Dans ce sens-là, c’était une première fois -heureuse- de me retrouver à guider cet épisode avec des expérimentées des mots comme vous. Également l’épisode créé avec le CSC Gueffier était une aventure, dans une approche de la jeunesse que je pratique, mais qui est toujours un challenge. La difficulté est de faire le pont entre ma manière de concevoir cette écriture scénique participative et votre pratique, sans trop vous submerger d’informations.
Avez-vous eu des moments de doute, à un moment ou à un autre du projet ?
Je me laisse surprendre par le déroulé des projets, en partant de l’idée de base à laquelle je crois toujours. Je ne pense pas que cela représente des doutes mais de l’intérêt pour les mutations qui peuvent se produire à l’intérieur d’une idée par la rencontre de l’autre. Et cela est toujours riche. C’est sans doute parce que j’aime la contrainte comme outil de travail, donc les cadres -comme celui de la Nuit du Geste- sont plutôt un challenge excitant plus que difficile.
Pendant la Nuit du Geste, comment allez-vous gérer la double casquette de metteuse en scène et de comédienne ?
C’est un peu l’état du projet DANDELION où je suis dans le devant et le derrière de la scène, plus en tant qu’autrice, et qu’on joue de ça avec une volonté de partager ce rôle avec le public. Et cela est l’un des axes principaux du projet, comment on raconte nos histoires de nos jours, comment on construit la fiction. Pour la Nuit du Geste, cela sera plus plaisant, les histoires ont été conçues de manière collective, enrichies par plein de points de vue, et elles seront joués dans un contexte riche en stimuli, qui va fonctionner comme cadre, comme limite, comme fond. Cela nourrit le jeu pour toutes les personnes impliquées, les comédiens, les participants, les auteures, et la metteuse en scène. En tout cas, je l’espère !
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Rendez-vous à la Nuit du Geste et demandez sur place à participer à notre « dispositif » programmé à 1 heure du matin. Nous vous promettons une expérience unique et surprenante qui devrait vous tenir bien éveillé !
✅ Nuit du Geste
– 4e Biennale des Arts du Mime et du Geste –
Du samedi 11 novembre 2023, 19 h au dimanche 12 novembre 2023, 5 h du matin
Théâtre Victor Hugo
14 avenue Victor Hugo, 92220 Bagneux
http://www.theatrevictorhugo-Bagneux.fr
Réservation
Tél. 01 46 63 96 67 / 07 85 90 38 65
Reservationtvh@valleesud.fr
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Crédit photo :
https://instagram.com/albamunozherrera_?igshid=MzRlODBiNWFlZA==
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