Pour ce premier atelier d’écriture de la saison 2024-2025, Carole Prieur, intervenante À Mots croisés, a invité le groupe d’écrivants à raconter un organe ou une partie du corps, sans pudeur, ni tabou.

Nous vous souhaitons bonne lecture des récits « M comme Main » imaginés par Adélaïde et Laurent, puis  «M comme Mains  » par Amina. 

« M comme Main » par Adélaïde Cuadrado 

Elle est tout de même incroyable cette main. Au quotidien, elle nous fait tout ; éteindre le réveil, repousser la couette, laver, habiller, nourrir, dessiner, écrire, porter, caresser. Les verbes sont à l’infini.

Et elle le faire pour nous et pour les autres. Comment font certains sans mains ? Sans leur complexité, sans leur subtilité, sans leur force. Elle est précise cette main et a ses habitudes. La droite ne fait pas la même chose que la gauche ? Avez-vous déjà essayé d’inverser ? C’est la catastrophe, tout devient compliqué : se brosser les dents, esquisser un trait et même ouvrir une porte.

On les tient pour acquises ces mains. Et, pourtant, on les entraîne depuis tout petit. Vous avez déjà vu des bébés qui prennent conscience de leurs mains ? Elle passe devant le visage, il la regarde étonné. Tiens, qu’est-ce qu’elle fait là, et oh une deuxième !  Incroyable, elles peuvent se toucher. Et peut-être bien que je peux attraper cet d’objet vert qui passe devant mon nez. Tiens, une autre main plus grande, et si j’attrapai le doigt pour voir quel goût il a ? Et voilà, comment les mains s’éveillent, viennent à la vie et apprennent le monde. Les mains se touchent, se parlent, échangent et prennent soin l’une de l’autre, à tâtons, puis avec précision.

« M comme Main » par Laurent Ribadeau-Dumas 

Cette main qui écrit. Cette main qui caresse l’être aimé. Cette main qui peut tuer, qui peut creuser, conduire. Elle peut tout faire. Ou presque.

« M comme Mains » par Amina Dhoukar

Elles tissent, elles peignent, frappent, écrivent, tiennent, se tordent, se plient et se déforment. Toute la journée, elles s’activent, parfois à l’insu de notre plein gré. Lorsque les émotions nous submergent, elles prennent leur indépendance. Apaisées ou en colère, elles prolongent nos corps et nos esprits. Nos mains, fortes ou fragiles, rustres ou graciles, en disent long sur notre chemin de vie. Porteuses de sens, elles bâtissent des maisons et bercent les nourrissons.

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