Métro

Pour ce nouveau rendez-vous « Ateliers Découverte » de la saison d’écriture 2024-2025, Annie Lamiral, intervenante A Mots croisés, a proposé une parenthèse d’écriture créative autour du sujet : « Par le trou de la serrure ».

Regarder par le trou d’une serrure, c’est s’offrir une vision partielle et interdite d’un espace caché. Ce que l’on voit dépend de l’angle et de la lumière, mais souvent, l’image est floue, limitée et mystérieuse. Le trou de la serrure symbolise la curiosité, l’interdit, le secret et parfois la trahison. Regarder sans être vu peut révéler une vérité… mais à quel prix ?

Deuxième temps d’écriture pour décrire une situation de “veille active” banale. Le récit est à laisser en suspens.

À suivre le récit de Nicole.

Métro

Station Denfert-Rochereau, couloir du changement pour Nation. Une fois par semaine, je retrouve dans ce couloir une musique étrange, plutôt ancienne, qui s’amplifie de plus en plus jusqu’au quai. En face, de l’autre côté des rails, j’aperçois le musicien aux cheveux blanchis qui joue d’une sorte de harpe un peu bizarre.

Mon traitement à la Salpêtrière s’achève. Alors, je pars plus tôt et je passe de l’autre côté du quai. Le musicien très touché que je m’intéresse à lui, m’explique qu’il accompagnait sa femme chanteuse avec cette harpe ancienne. Il est très heureux de m’avoir accompagnée toutes ces semaines en musique sans le savoir et il m’offre un CD des plus beaux morceaux qu’il a enregistrés.

Je me les passe souvent, tant ils sont apaisants mais sans être tristes sur cette harpe mélancolique.

Un an après, je repasse à Denfert-Rochereau, couloir du changement pour Nation… mais la musique a disparu sur les deux quais… Malgré le fracas du métro, j’éprouve un silence immense en point d’interrogation !

Laisser un commentaire

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑