Sur Copaca’Bagneux, la journée du mercredi 16 juillet était dédiée aux « Souvenirs du bout du monde » avec un focus sur l’Asie.
Nathalie, écrivante depuis plusieurs saisons, s’est laissée inspirer par les propositions d’écriture d’Annie Lamiral, intervenante À Mots croisés.
Nous vous laissons tout au plaisir de la lecture de sa fiction, une scène forte et émouvante de la culture nippone.
Le destin de Hiroto
Hiroto s’était levé de bonne heure en cette fraîche matinée de mai. Il avait pris son arc et son katana mais laissé son armure dans la cabane. Il se dirigea vers le mont Fuji.
Il l’avait déjà gravi à plusieurs reprises, non pas pour le décor mais pour son entraînement de samouraï. Depuis son enfance, sa famille l’avait formaté à être un guerrier. C’était un honneur de gravir les échelons de la hiérarchie. Lui, le pauvre fils de paysans se retrouvait avec des guerriers de classes sociales diverses.
En sortant du logis. Il ouvrit grand sa bouche pour prendre un bon bol d’air. Il en avait bien besoin car il avait failli dans sa mission auprès de l’empereur Meiji. Il ne lui restait donc qu’une chose à accomplir pour son honneur d’homme.
Il gravit lentement le mont Fuji, faisant des haltes fréquentes. Il essayait de profiter de chaque instant. Les cerisiers étaient en fleurs. La faune s’en donnait à cœur joie. Mais Hiroto plus il grimpait plus son regard devenait sombre. Il savait que cette ascension serait la dernière de son existence.
Arrivé au sommet, il sortit son sabre devant le shi qui est le supérieur hiérarchique des samouraïs. Hiroto prit son katana des deux mains et pointa l’extrémité vers son abdomen. D’un cri perçant, il enfonça la lame profondément. Hiroto tomba à genoux et agonisa que très peu de temps. Yasuke, le shi redescendit le mont Fuji pour retourner au palais de l’empereur.
Meiji fut ainsi vengé de l’erreur que Hiroto avait commise, celle de tomber amoureux de l’impératrice.
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