Campagne

Après avoir (ré-) écouté « À la campagne » de Bénabar (paroles ci-dessous)

Bénabar – A la campagne (Clip officiel)

écrivez votre récit sur le pays plat en vous laissant inspirer par l’un ou l’autre de ces mots ou en les utilisant (presque) tous dans votre récit. 

Vache – chant du coq – clocher  – moissons – moulin – rivière – pommier – ferme – bocage – champ de tournesols – fumier – marais – barque

Bonne écriture !

🍎🍃🌾🍄‍🟫🍂🐓🐏🦆🪿👩🏻‍🌾🥕🚜🐷🌱🍒🍇🍏

« À la campagne » de Bénabar, 2008.

À la campagne y a toujours un truc à faire

Aller aux champignons, couper du bois, prendre l’air

À la campagne on se fout des horaires

Comme les maisons du même nom c’est secondaire

À la campagne y a toujours un truc à voir

Des sangliers, des hérissons, des vieux sur des tracteurs

À la campagne y a des lieux pleins d’histoire

Des châteaux tout cassés et des arbres centenaires

À la campagne

Quand on est citadin

À la campagne

On demande aux paysans

Le temps qu’il fera demain

À la campagne on veut de l’authentique

Du feu de cheminée et du produit régional

À la campagne il nous faut du rustique

Un meuble qui n’est pas en bois

Ça nous ruine le moral

À la campagne on dit qu’on voudrait rester

Quitter Paris, le bruit, le stress et la pollution

À la campagne c’est la fête aux clichés

La qualité de vie et le rythme des saisons

À la campagne

On se prête des pulls quand on se traîne sur la terrasse

À la campagne

Y a des jeux de société auxquels il manque des pièces

À la campagne la nuit on ferme des volets

Y a des bruits dans la maison et dehors dans la forêt

À la campagne dans mon lit, plutôt que rêver

Je préfère pas fermer l’œil et flipper

À la campagne en principe on se lève tôt

Pas moi, je dors encore pour les raisons que vous savez

À la montagne y a des chalets, des chamois

Mais c’est pas l’objet de cette chanson

J’voulais juste voir si vous suiviez

À la campagne

Quand arrive le dimanche soir

À la campagne

Pour éviter les bouchons

On va peut-être pas rentrer trop tard

À la campagne j’ai envie d’être campagnard

D’avoir une grosse moustache et un gilet en velours

À la campagne j’ai envie de parler terroir

« J’m’en vas cercler l’calanchet pour pas qu’il vente dans les labours »

Ça me donne envie d’être robuste et taiseux

Le patriarche bourru d’une série de l’été de France 2

L’histoire d’une famille qui lutte pour son domaine

Mais j’ai jamais le temps parce que j’reste que le week-end

À la campagne

Entends-tu au loin le cri de la grivette cendrée?

À la campagne s’il neige à la Noël je rentrerai les bistouquets dans l’étable

3 commentaires sur “Campagne

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  1. Récit imaginé par Carmen :

    – Bonjour, brave homme, la route de Saint-Cernin, c’est bien par là?

    -Attendez que je réfléchisse. Oui, c’est par là. Au premier croisement, prenez à droite. Que venez-vous faire dans notre beau pays, vous me semblez venir de la grande ville.

    -On ne peut rien vous cacher, brave paysan, je viens d’acquérir la vieille ferme Cayrol. Je vais en faire ma résidence secondaire pour passer mes week-ends à la campagne. Loin de la pollution, des bruits assourdissants, du monde en général, les odeurs des gaz d’échappement.

    -Alors, vous n’allez pas être dépaysé. Ici, dès le lever du jour, vous entendrez les coq chanter le lever du soleil, les meuglements des vaches qui attendent la traite du matin, le clocher de l’église sonner l’angélus et toutes les heures. Et, quand vous passerez devant les étables, la bonne odeur du fumier vous chatouillera les narines. Mais si vous savez vous accorder avec ça, vous verrez que la campagne sera source d’inspiration. Flânez du côté de la rivière qui serpente au travers du bocage, et vous croiserez le père Claude dans sa barque taquiner le goujon et le menu fretin, et si, d’aventure, vous poussez dans votre balade, vous verrez l’antique moulin à eau. Quand les moissons étaient terminées, les gens du pays y portaient leur blé à moudre et le boulanger nous faisait un pain, connu dans tout le canton pour sa saveur.

    Chaque saison est un bonheur. Du printemps et ses pommiers en fleurs aux champs de tournesols de la fin de l’été. L’automne voit passer les oies sauvages. Le froid et l’hiver seront bientôt là.

    Alors à vous de voir si vous êtes prêt pour tout ce que la campagne à vous offrir. Votre argent ne vous servira à rien si vous ne savez pas profiter de tous ces bienfaits. Descendez de votre tour d’ivoire, cher citadin, et ne soyez pas gêné de marcher dans la boue, le crottin et même le marais puant vous sera agréable à sentir.

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  2. Récit imaginé par Carole :

    Mon père nous avait réveillés très tôt ce samedi matin de juillet.

    • – Debout les enfants ! On part à la campagne !

    Manon, ma petite sœur, contrariée par ce réveil sauvage, se mit à pleurer.

    « Campagne, campagne, à la  campagne » ces mots résonnaient dans mes oreilles à moitié endormies.

    –         C’est quoi la campagne, Papa ? lui demanda Manon d’un ton boudeur.

    –         C’est un endroit où il y des vaches, des pommiers, avec des pommes rouges, jaunes… Tu aimes bien les pommes, toi ? 

    En un rien de temps, Maman nous installa à l’arrière de la voiture. Papa prit l’autoroute A 10, puis  l’A 87. Après environ cinq heures de route, nous sommes arrivés à La Roche-sur-Yon avant de rentrer dans les terres. Le long d’une petite route s’étendaient, de chaque côté, des champs de tournesol,  à perte de vue. Mon père ralentit pour nous permettre d’apprécier le paysage.

    –         Elles sont jolies les fleurs, cria Manon émerveillée.

    Quinze minutes plus tard, nous arrivions à Sigournais, un petit village dont les rues très étroites obligeaient Papa à faire des manœuvres. Le clocher sonna bruyamment douze heures. La voiture roula encore quelques minutes. Nous étions arrivés dans une ferme où un homme et une femme nous attendaient. 

    –         Bienvenue dans le bocage vendéen, dirent-ils chaleureusement.

    –         Nous sommes Madame et Monsieur Tissand, les fermiers, dit la femme joyeusement.

    –         C’est quoi des fermiers ? cria Manon.

    Madame Tissand les installa dans nos chambres. Moi, j’étais restée dehors avec Papa qui questionnait monsieur Tissand sur la région, sur la productivité de son exploitation.

    –         Ah ! Monsieur ! Les choses ne s’arrangent pas ! Les moissons sont de moins en moins abondantes. Il fait trop chaud, et il pleut épisodiquement. La terre manque d’eau, les marais sont à sec. En plus, le niveau de la rivière est si bas que les barques ne quittent pas la berge.

    Et, il continua ses explications. « D’ailleurs, je vous rappelle », dit il soudain d’un air menaçant : «ICI, PAS DE GASPILLAGE D’EAU ! »

    –         Oui, oui ! Rassurez-vous, j’y veillerai, lui répondit Papa.

    Madame Tissand, elle, présentait les lieux à Maman et Manon. Elles firent un petit tour de l’exploitation et Maman la questionna sur l’état du moulin.

    –         Oui ! il fonctionne le moulin, il sert à moudre les céréales. Il date de 1920 ! dit-elle fièrement. 

    Puis, elle nous proposa en déjeuner des mogettes au jambon et au dessert, une grosse brioche vendéenne qu’elle avait préparée. Le lendemain matin, le chant du coq me réveilla de bon matin ! Décidément !

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  3. Récit imaginé par Francine

    Sous un joli soleil d’été, je m’installe à une table du petit restaurant italien « La Briciola » qui m’a été recommandé par un gentil monsieur, lors de ma promenade dans le quartier pavillonnaire de la Campagne à Paris, dans le 20ème arrondissement. 

    Quel coin de Paris surprenant ! Un lotissement de pavillons bon marché construit au début du 20ème siècle, pour des ouvriers ou fonctionnaires. Sur d’anciennes terres de culture, on pouvait trouver ici des champs de maraîchage, des vergers de pommiers, des bocages. On entendait le son des cloches, le chant du coq le matin, le meuglement des vaches dans les fermes, le vent dans les ailes des moulins, les coups de faux pendant les moissons et on avait la bonne odeur du fumier. Tout en savourant mes délicieuses pâtes bolognaises, je regarde en rêvant les photos en noir et blanc accrochées sur le mur d’en face. Elles me transportent dans des marais, sur des rivières avec des barques naviguant tranquillement au fil de l’eau. J’ai presque oublié que j’étais à Paris au 21ème siècle.

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