Jardin

Quand on vous dit « jardin », vous pensez à quoi ? 

Aux jardin de Babylone, aux jardins de l’Alhambra, au Festival des Jardins de Chaumont-sur-Loire, aux jardins à la française, aux jardins japonais, au jardin de la comptine enfantine « Gentil coquelicot », à un jardin de curé, aux jardins ouvriers, partagés, à votre jardin ou au petit jardin de Jacques Dutronc https://youtu.be/S648UxwsLSE

Pensez-vous plutôt à Voltaire et son Candide ? «  Il faut cultiver notre jardin », allez-y philosopher ! Vous avez tout votre temps ! 

Allez, peu importe, racontez-nous une histoire de jardin, de votre jardin ou une histoire dans un jardin, un bosquet, un labyrinthe végétal. On est prêt à vous suivre dans une aventure à base de chlorophylle ou de romarin, une aventure au jardin très sérieuse, énigmatique, enivrante. Vous pouvez aussi oser partager un jardin secret. Promis, on ne le dira à personne !  🤫🤐😅

2 commentaires sur “Jardin

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  1. Récit imaginé par Carmen :

    Au bout d’un chemin, parsemé de pierres blanchies par le temps, il finit par apercevoir le jardin et au fond la maison qui y était rattachée. Si celle-ci tenait à peine debout, le jardin quant à lui avait gardé une certaine majesté. Bien sûr il n’était pas aussi bien entretenu que du vivant de ses parents mais il le trouva toujours aussi beau.

    Combien d’années s’étaient écoulées depuis son départ? En vérité, il ne voulait pas véritablement le savoir tant le remords le rongeait. Il avait quitté père et mère sur un coup de tête à la suite d’une dispute familiale et n’avait plus jamais reparu. Il s’était engagé dans la marine. La mer est une compagne exigeante et qui ne sait pas partager, alors de mission en mission, il passa sa vie au large sans presque jamais revenir sur la terre ferme. Jusqu’à ce jour de juin où le passé le rattrapa. Décès, obsèques, succession, héritage du petit lopin de terre où il avait grandi.

    Lui, le marin au long cours, avait autrefois adoré planter ses graines de tournesol juste pour le plaisir de voir ses grandes tiges émerger parmi toutes les fleurs. Les hortensias mauves faisaient la fierté de sa mère qui les soignaient avec amour. Et, puis, il y avait un potager qui nourrissait la famille dès le milieu de l’été jusqu’à l’hiver.  Tomates, courgettes, salades, tout poussait sans effort. Petit, il disait que c’était un jardin magique car il suffisait d’une graine, un peu d’eau et de soleil pour faire des merveilles.

    Aujourd’hui, il était partagé entre tout vendre ou s’installer ici. Pourtant à la signature chez le notaire, il avait affirmé se débarrasser de ce qu’il avait nommé un fardeau. 

    Là, il était moins sûr de lui. Ce jardin, qui éveillait des sentiments contradictoires, le faisait peu à peu changer d’avis. Après tout, pourquoi ne pas rester sur ces lieux qui avaient compté pour lui. Il allait se donner du temps pour réfléchir et après qui sait de quoi sera l’avenir.

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  2. Récit imaginé par Carole

    Mon grand-père avait un grand jardin aux abords de sa maison à la campagne. Il était très fier de ce coin de nature ; il y passait le plus clair de son temps à planter, tailler, entretenir, observer. Son jardin est mixte, composé d’un potager, de plantes médicinales et de quelques fleurs ornementales.

    Les plantes du potager, qui en occupaient la plus grande superficie, étaient protégées du vent et des fortes chaleurs. Cette parcelle lui permettait de récolter des tomates, des radis, de la laitue, des concombres et des aubergines, qu’il partageait avec nous et avec ses voisins en cas de surplus. Le carré de plantes médicinales, composé de persil, de gros thym, de cives, de laurier, de basilic  et de menthe, servait à agrémenter les sauces, salades et infusions de la maison.

    Mon papy respectait le calendrier des semis, attendait la pleine lune pour planter et s’enchantait lorsque les premiers bourgeons apparaissaient. Il nourrissait le sol avec du compost, des feuilles mortes, d’algues pour l’enrichir et du marc de café pour éloigner les petites bestioles.

    L’idée de posséder un jardin nourricier lui apportait beaucoup de satisfaction. Il se plaisait à photographier ses fleurs : hibiscus rose, balisier jaune, orchidée sauvage, bougainvillier rose, lys orange, rose cayenne, et postaient ces clichés sur un compte facebook que papa lui avait créé.

    Motivé par les questions des utilisateurs « Les jardins de René », papy y postait les photos de ses récoltes, de ses fleurs, et donnait volontiers des conseils sur les semis ou les engrais naturels.

    Papy était amoureux de son jardin : il y passait le plus clair de son temps.

    –        Tu ne t’intéresses plus qu’à ton jardin ! Tu ne t’intéresses plus à rien ! lui disait ma grande mère dépitée.

    –        Le jardin c’est comme une femme répondait-il, il faut s’en occuper.

    Un jour de mai, mon grand-père repéra un escargot sur une feuille de laitue. Rien de grave, se dit-il intérieurement. Le jour suivant les escargots avaient envahi les feuilles des tomates, les fanes des radis, les aromates…

    –        Mince alors ! dit mon grand-père, ce sont des escargots mangeurs de plantes !

    Trop tard : son jardin était infecté jusqu’aux fleurs des rosiers, aux pétales des roses cayenne. Mon grand-père, débordé par ces envahisseurs, chercha par tous les moyens des solutions naturelles : le marc de café, le vinaigre blanc dilué, de la bouse de vache. Mais rien n’y fait : son jardin restait méconnaissable. Il fit appel à un jardinier qui lui conseilla de traiter et de mettre sa parcelle de terre de jachère.Son beau jardin n’était plus. Mon grand-père en fut dévasté.

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