C’est grâce à l’initiative de Sikanda de Cayron, éducatrice spécialisée à l’ESAT Garlande de Bagneux, qu’Annie Lamiral, intervenante À Mots croisés, va pouvoir proposer, tout au long de l’année, des animations d’écriture à de petits groupes d’amoureux des mots.
Hier matin, une heure d’atelier d’écriture était inscrite au programme des travailleurs de l’ESAT. Annie a ainsi invité Aby, Alexandra, Monique, Nicole et Rayan à partir en « Voyage dans ma chambre », un exercice de réflexion personnelle, inspiré du récit éponyme, introspectif et original de Xavier de Maistre.
La parenthèse d’écriture est passée si vite que l’horaire a dû être dépassé ! Tous sont déjà impatients de se retrouver pour un nouveau rendez-vous !
Ma chambre, mon île
Dans ma chambre, je regarde la télé et je dors. Il y a une armoire avec mes vêtements et une commode en bois noire. Dessus, il y a une photocopieuse mais bientôt je vais la mettre dans la salle à manger. Dans ma chambre, il y a une fenêtre blanche avec des rideaux blancs. Il y a aussi un lit en fer gris. Les draps sont blancs. La couette aussi. Au plafond, il y a une ampoule. Au mur, il y a un poster religieux. Ce poster, je l’ai rapporté des Antilles, il y a longtemps. Cette image correspond à ma foi et me permet de me souvenir de mes racines. Pour moi, elle est unique et elle me fait du bien.
Monique
Ma chambre, mon monde
Dans l’appartement, il y a ma chambre où je dors la nuit dans un grand lit. Il y a une fenêtre avec un rideau en tissu qui s’ouvre, et un grand placard où je range mes vêtements. Sur le meuble derrière le lit, il y a une lampe de couleur, des objets en céramique et des cadres photos. Au mur, il y a un poster de Johnny Hallyday.
Alexandra
Ma chambre, mon monde
Dans ma chambre, il y a mon lit, une table de nuit, une commode, ma télé et ma console. Il y a une fenêtre avec un store. J’ai aussi une salle de musculation. Dans ma chambre, je passe mon temps sur ma console et sur mon téléphone.
Rayan
Ma chambre, mon repaire
Ma chambre est située au deuxième étage. Je m’y relaxe en fermant les yeux. J’ai une armoire en bois. Juste à côté, il y a un miroir accroché au mur. Le lit est situé juste en face. Il y a un bureau avec une chaise, une fenêtre et des stores blancs, il y a aussi une grande salle de bain. Il y a des tableaux pour décorer. Ce sont des peintures abstraites que j’ai achetées, il y a six ans. Je me sens bien quand je suis dans ma chambre, c’est mon repaire.
Aby
Ma chambre, mon cocon bleu
Dans ma chambre, je plante des fleurs. Je les arrose quand elles ont besoin. Elles sont sur le bureau près de la terrasse. J’ai un lit bleu contre le mur où il y a une bibliothèque. Sur les rayons, il y a des livres de plantes, de poésie et des cahiers de dessins avec des plantes. Près de la fenêtre, il y a une commode avec sept tiroirs pour mes vêtements. J’aime surtout leurs couleurs vives et le bleu. J’ai aussi deux tableaux avec des fleurs que j’ai faits quand j’étais jeune. L’un avec des tulipes, l’autre avec des tournesols parce qu’il y en avait dans le jardin du foyer.
Nicole
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Si vous avez envie d’en savoir plus sur l’ESAT Garlande
L’Établissement de Services d’Aide par le Travail (ESAT) ou Les Ateliers de Garlande reçoit environ 80 personnes (18 – 60 ans) dont le handicap entraîne une incapacité à tenir un emploi en milieu ordinaire et qui ont besoin de soutiens spécifiques pour avoir une activité socio-économique. Les missions qui leur sont confiées sont principalement dans la restauration (cafétéria) et le conditionnement.
ESAT GARLANDE, 21, allée Pablo Picasso, 92220 Bagneux
L’ESAT Garlande est partenaire du projet de « bibliothèque vivante »*, initié par le Conseil Local en Santé Mentale de la Ville de Bagneux, dans le cadre des Semaines d’Information sur la Santé mentale. Elle aura lieu vendredi 17 octobre 2025 de 18 à 20 h à la Médiathèque Louis-Aragon de Bagneux. Le principe en est simple : il s’agit d’une rencontre, d’un échange entre deux personnes. L’une est une personne appartenant à un groupe confronté à des préjugés et stéréotypes, ou un proche ou bien encore un professionnel. La personne va raconter un ou plusieurs fragments de vie, un chapitre comme dans un livre. L’autre va l’écouter et découvrir son histoire comme s’il lisait un livre.
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La « bibliothèque vivante » est un dispositif de lutte contre la stigmatisation qui consiste en l’organisation d’un moment de rencontres entre des personnes qui ne se seraient a priori pas forcément rencontrées dans un autre contexte.
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Photos : @annyelleparis
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