« Un musée dans l’hôpital » suivi de « Un drôle de trophée »

Un atelier d’écriture à l’hôpital, pourquoi pas ! Rendez-vous fut pris au Musée de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, situé à l’Hôpital Bicêtre au Kremlin-Bicêtre avec Aurélie Prévost, responsable de la médiation culturelle et de la communication.

Après la visite guidée de l’exposition  « À pleines dents », l’atelier d’écriture, « Histoires à croquer », imaginé par Annie Lamiral, intervenante À Mots croisés, a permis aux participants de placer l’hôpital et son musée au centre de leur récit, puis à explorer l’imaginaire personnel et collectif autour des dents.

🦷Bonne lecture des récits de Francine 🦷

Un musée dans l’hôpital

Pourquoi pas. Une façon de connaître l’histoire de ces hommes, qui ont pensé à s’occuper d’autres hommes quels qu’ils soient, roi ou mendiant, dans leur chair ou dans leur esprit. L’évolution de la science, dans les moyens pour les soins, dans la manière de penser des médecins envers leurs patients et dans la conception des lieux où les professionnels soignent et où les malades sont accueillis gratuitement. Tout est intéressant, on apprend à mieux connaître l’Hôpital et peut-être à ne plus en avoir peur. 

Un drôle de trophée

Pour la première fois, Adrien assiste à un match de boxe, de boxe anglaise, le noble art. Il s’assoit au plus près, sur un banc en bois. Au premier rang, pour ne pas rater un seul moment du combat et bien voir tous les coups que vont se porter chaque boxeur. 

Montent sur les planches un short rouge, l’Espagnol Rico Gonzalez, et un short bleu, le Français Paul Pommier. Le gong sonne et les deux hommes, après le rappel des règles par l’arbitre, s’affrontent. Les gants noirs volent, cognent chacun leur tour, au visage de l’adversaire, au torse ou à l’estomac, quand il y a une ouverture. La sueur coule de leur front, se mêle au sang qui coule des arcades sourcilières, des lèvres et des pommettes. Gong. Arrêt du premier round. Les deux combattants rejoignent leur coin, s’assoient sur leur tabouret. Les soigneurs passent leur éponge magique, redonnant un visage à leur champion, retirent le protège-dent et leur donnent une bouteille d’eau. Les entraîneurs gesticulent, leur donnent des conseils avec gestes à l’appui, sur la stratégie. Gong. Le ballet reprend, sautillements en rythme, directs, crochets et autres coups de poing. Le short bleu prend le dessus et un bon uppercut sonne son adversaire. Une volée de salive avec la protection intrabuccale planent avant d’atterrir sur le tapis noir. Adrien reçoit, sur ses jambes, une prémolaire ensanglantée. Surpris, il se lève, la dent tombe au sol. Rapidement, il la ramasse avec un kleenex et la met distraitement dans sa poche de jean. Sur le ring, le combat se termine. 

Le Français est vainqueur. L’arbitre soulève le bras du gagnant, le public crie et applaudit. L’Espagnol, encore étourdi, retire ses gants, grimace de douleur et se tient la mâchoire. Sur le chemin du retour, la main serrant dans sa poche le mouchoir en papier, il est tout sourire, le Français a gagné. Il a un trophée de son premier match de boxe anglaise, un match mémorable.

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