C’est en plein cœur de Bagneux, au Boudoir Masséna, qu’Annie Lamiral, intervenante À Mots croisés, a proposé un atelier d’écriture hors les murs : « Que d’émotions dans le boudoir ».
Après la visite guidée, Annie a invité les écrivants à écrire une fiction autour d’une émotion forte, avec contraintes (temps, lieu, deux personnages dont Eugénie) et à partir de faits réels.
Pour aborder « Le Chagrin», Marie-Claude a choisi d’imaginer une correspondance d’Eugénie à André, son amant.
Mon très cher,
Trop c’est trop, je n’en peux plus ! Tes bras protecteurs me manquent.
Dix ans, dix ans d’amour, de sacrifice pour te suivre, être à tes côtés, quoi que tu fasses. Dans la boue et subissant les ricanements, les sarcasmes. Aujourd’hui, seule dans ce boudoir dont nous avons choisi ensemble le décor, je pleure.
Je le sais, tu es malade, très malade et c’est pour cette raison que tu retrouves femme et enfants dans ton château de Rueil. Je voudrais tant être à tes côtés, te soulager, te faire lecture ce qui te plaisait. Le repos du guerrier, disais-tu. Un repos tout en belle culture. Tu m’écoutais sans m’interrompre. Ton regard et ton abandon disaient que tu y trouvais joie.
Je m’en vais, mon très cher. Je m’en vais vers ma terre natale.
Eugénie
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