Nouveau défi pour les écrivants d’À Mots croisés… Transformer une expérience sonore en matière littéraire !
Placé sous la direction d’Alejandro Sandler et German Tort, l’Orchestre Académique de Lutetia a proposé, à la Maison de la Musique et de la Danse de Bagneux, un voyage musical aux couleurs de l’Europe du Nord et de l’Est. Au programme de la soirée : Bartók, Cardinaux, Grieg, Holst, Naprávník, Sibelius. À l’issue du concert, Annie Lamiral, intervenante À Mots croisés, a invité les écrivants à l’écriture. Récits à suivre.
En amont de l’atelier, Annie avait sollicité Alejandro Sandler, Directeur artistique et musical, fondateur de l’Orchestre Académique de Lutetia pour en savoir plus sur « Le Murmure du silence » et sur l’Orchestre !
Entretien avec Alejandro Sandler
Pour ce concert de début d’année, quel répertoire allez-vous présenter au public de la Maison de la Musique et de la Danse ?
Le thème du concert est « Le Murmure du Silence ». C’est un répertoire homogène autour de compositeurs, originaires pour la plupart de pays nordiques, le norvégien Grieg, le Finlandais Sibelius, le Russe, Napravnik. Il y a aussi le Hongrois, Bartòk, et l’Anglais Holst. Un seul contemporain : Michel Cardinaux de Lausanne, avec son concerto d’harpe. Pourquoi « Le Murmure du silence » ? C’est une musique qui appelle la réflexion, une musique très poétique, très inspirée et inspirante. Il y a beaucoup de calme, beaucoup de poésie dans la musique. « Le Murmure du silence », c’est surtout parce que j’accorde une importance relevante au silence, avant et après la musique.
Comment choisissez-vous les morceaux ? En fonction du compositeur ? De la partition ? De l’histoire qu’elle raconte ?
Je choisis… en fonction … du compositeur … de la partition… de l’histoire qu’elle raconte … Ce n’est pas faux. Là, je voulais un orchestre de chambre, faire une musique intime avec une vingtaine de cordes, quelques vents, une trentaine de musiciens maximum. J’ai choisi un thème, puis les compositeurs et l’instrumentarium. Il y aura des cordes avec des solistes, un violoncelle, un violon et une harpe. C’est avec ces instruments que je voulais travailler en particulier les sonorités de concert.
Pouvez-vous nous en dire plus sur l’Orchestre Académique de Lutetia ?
Comme vous le savez déjà, je suis directeur artistique et musical ainsi que le fondateur de l’orchestre de Lutetia, depuis l’année 2011. Un orchestre professionnel. On a fait des enregistrements, de la télé, des films, des festivals.
Il y a quelques années, j’ai rencontré des élèves des conservatoires régionaux, de Versailles ou de Nancy, des élèves de très bons niveaux, des troisièmes cycles qui voulaient intégrer mes projets. Ça a commencé comme cela. J’ai senti qu’ils voulaient jouer, gagner en expérience. Pour moi, c’est toujours un plaisir de travailler avec des musiciens qui ne sont pas encore des professionnels.
La première fois, c’était lors de « Carmen » de Bizet, justement à Bagneux. J’avais invité des musiciens professionnels que j’avais répartis en différents pupitres (violon, alto, contrebasse, trompette, percussion). C’était donc un orchestre professionnel avec des académiciens. Aujourd’hui, on a l’orchestre professionnel et l’orchestre académique en parallèle avec des élèves de troisième cycle en voie de professionnalisation.
Pour notre concert « Le Murmure du silence » à la Maison de la Musique et de la Danse, il y aura trois solistes professionnels : Ladislav Szathmary au violoncelle, Odile Lesperence au violon, Michel Cardinaux à la harpe. Chaque musicien de l’orchestre académique est en formation. Pour moi, il est toujours très important de travailler avec les bonnes personnes. Il y a la qualité musicale et la qualité humaine.
Avec l’Orchestre académique, on a joué « Aladdin » de Nielsen, lors de la Fête des Vendanges à Bagneux, en septembre de l’an dernier. C’est un orchestre qui marche très très bien, avec des musiciens de qualité. La barre est haute. Les exigences sont professionnelles.
La musique pour vous, c’est quoi ?
C’est énorme. Je répondrai par des mots. La musique, c’est la vie. La musique, c’est la culture. La musique, c’est un bonheur. La musique, c’est une rencontre. La musique, c’est un plaisir. La musique, c’est tout pour moi. Ce métier de musicien, c’est la plus belle chose qui me soit arrivée dans ma vie – non j’exagère, il y a mon fils ! La musique, c’est un challenge. Il ne faut jamais baisser les bras. Ce n’est pas facile. Il faut travailler fort, tout le temps, alors elle porte ses fruits. C’est un bonheur.
Un mot à ajouter ? Un message à faire passer ?
Vous pouvez nous retrouver sur internet
https://www.facebook.com/profile.php?id=100046868989776
https://www.instagram.com/orchestre_de_lutetia?igsh=MXA0ZnlkaTYzenNnaw==
Photo
Alejandro Sandler @portraits_dance_g
Laisser un commentaire