« Vitrines de Noël »

Et, si on attendait Noël ensemble ? Cette année, nous vous offrons « Un jour, un mot », un calendrier de l’Avent très particulier.

On vous explique. Chaque jour, nous vous offrons une petite parenthèse d’écriture, un mot en lien avec Noël avec des propositions d’écriture, mais aussi des moments de lecture avec quelques extraits de récits de nos écrivants, quelquefois des bonnes adresses, des surprises inédites, mais pas que !

Pourquoi relever ces petits défis ? Pour éveiller votre envie d’écrire, relancer votre imaginaire, partager vos émotions, nourrir votre énergie, sans oublier… vous et nous faire plaisir ! C’est simple et facile, vous laissez en commentaire, une phrase ou deux (ou plus, tout une histoire) en lien avec le mot du jour. Si votre imagination est débordante, vous pouvez nous envoyer votre récit ou vos récits plus longs. Et, si votre (vos) récit(s) nous emportent, si… si… l’un d’entre vous (ou deux ou trois) recevra (recevront) une carte-cadeau pour un atelier d’écriture, le samedi après-midi, début 2025 (valeur 15 €) !

Le mot du jour est « Vitrines de Noël ».

Classiques, magiques ou extravagantes, les vitrines de Noël exposent des objets pour la vente, mais racontent des histoires, comme des théâtres miniatures. Les premières vitrines de Noël sont créées par Le Bon Marché, en 1909, avant de devenir une tradition et un outil marketing pour les grands magasins parisiens. Dans les années 50, les vitrines se mettent à avoir tellement de succès qu’une véritable rivalité s’instaure entre les commerces, que les vitrines deviennent un rendez-vous magique des familles. Aujourd’hui encore, les commerçants s’attachent à créer des univers magiques pour attirer les clients et booster les ventes. 

Retour dans les années 60 avec Annie, l’une de nos écrivantes, qui s’émerveillait devant celles du boulevard Haussmann. Bonne lecture !

(…) « Quand nous sortons du métro « Auber », le trottoir est noir de monde. « Paar-don, paaaar-don » ne cesse de répéter Maman pour nous frayer un chemin à travers la foule. Je lui serre la main de crainte de la perdre. Ça y est, j’ai le nez collé à la première vitrine. Waouh ! Le Pôle Nord avec des ours blancs, des rennes et des otaries en peluche qui descendent des toboggans ! J’adore l’école des esquimaux : c’est un igloo ! La vitrine suivante, Maman m’explique que c’est Paris. La Seine est encombrée de bateaux-mouches et de péniches. L’obélisque de la Place de la Concorde doit avoir le tournis avec toutes ces voitures et autobus qui l’encerclent. Oh… tout s’arrête. J’entends les sirènes de police et de pompiers. Pin pon pin pon. C’est dingue, tous ces hélicoptères qui vont vers la Tour Eiffel. Maman m’entraîne de vitrine en vitrine. « C’est la dernière, ma chérie ! » Je n’en crois pas mes yeux, c’est la plus belle, elle est fé-é-rique. C’est un château de princesse, tout blanc, avec plein de paillettes ! Dans une grande salle pleine de miroirs et de chandeliers, des poupées en tutu rose valsent avec des cavaliers en uniformes brodés d’or. La musique s’arrête. Le Roi et la Reine entrent, majestueux. Puis, le décor tourne. On les retrouve prêts à dîner dans de la vaisselle en porcelaine et des verres en cristal. J’aimerais tant jouer à la dînette avec eux ! «  Allez, viens, ma puce ! ». « Attends, attends, Maman, tu vois cette poupée aux cheveux rouges, c’est celle-là que je voudrais pour Noël ! » (…)

Maintenant, c’est à vous ! Trop hâte de vous lire !

4 commentaires sur “« Vitrines de Noël »

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  1. Toute l’année, j’ai confectionné ces vitrines de Noël dans les moindres détails. 

    Vous voyez le lutin à gauche, il doit s’actionner de gauche à droite dans la vitrine en levant les bras alternativement. 

    Le train du père Noël doit passer dans le paysage montagnard enneigé. 

    La petite danseuse bat la mesure avec ses jambes pendant que la poupée habillée d’une splendide robe bleue se couche dans un magnifique couffin de la même couleur. Tout ceci doit être millimétré.

    Le top départ des illuminations est lancé 5, 4, 3, 2, 1, 0. Les enfants avec leurs yeux émerveillés se ruent vers les vitrines de Noël. C’est mon plus grand bonheur.

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  2. Aujourd’hui, avec mes parents, mon frère et mamie, nous allons à la ville pour faire les dernières courses de Noël. Nous sommes garés dans une petite rue, pas trop loin du centre-ville, là où il y a tous les commerçants.

    Je suis si contente, il y a plein de lumières dans les arbres et dans les vitrines. Dans la rue, les gens sont joyeux, s’arrêtant pour admirer la devanture de la modiste avec ses robes à paillettes, celle du boulanger avec ses bûches appétissantes, ou du chocolatier avec des pères Noël moulés et des crottes en chocolat de différents parfums. Moi, celle que je préfère, c’est celle du marchand de jouets. Mon nez collé sur la vitre froide, mes yeux sautant du gros ours en peluche au nœud vert à la poupée aux longs cheveux blonds, suivant le train électrique qui traverse la montagne avant de s’arrêter à la gare et repartir. Et puis, il y a les automates qui forment un orchestre ; le singe au tambour, le chien au clairon, l’ours à la grosse caisse et le chat guitariste. Je suis éblouie.

    Maman me prend la main et me tire : « Viens ma petite chérie, il faut que l’on aille chez le boucher avant qu’il ne ferme. »

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  3. Elle colle son nez et ses mains sur la vitre, elle ne peut détacher son regard tant elle est emportée par l’émotion.

    6 ans et des rêves plein la tête. Des interrogations également. Elle est trop jeune pour comprendre comment des peluches et des poupées peuvent prendre vie sous ses yeux. Elle resterait bien là toute la nuit si sa mère ne lui demandait pas de venir. Il se fait tard, il faut songer à rentrer, la douche, le dîner, tout ça n’attend pas.

    Elle fait de la résistance. La vitrine est trop belle, pour vouloir la quitter. Ses yeux de petite fille n’en finissent pas de boire le décor, les lumières, la musique. 

    Soudain elle sent qu’une main ferme agrippe son bras. Elle pleure, gesticule, crie qu’elle ne veut pas partir. Peine perdue, la détermination maternelle à raison de ses désirs.

    Je la regarde. Elle a carrément mis sa bouche sur la vitre froide en ce jour de décembre. Je veux sentir ses émotions, je peux voir son regard subjugué, je peux entendre son sourire. Le temps me paraît suspendu par la magie de l’instant.

    Encore un peu maman, c’est trop trop beau, me dit-elle.

    Comme tu veux ma chérie d’amour, même toute la nuit si tu en as envie.

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  4. En voilà une ici avec ses automates chez le photographe, là c’est le cadre pour la photo la plus grande du monde, et une autre avec des guirlandes chez le libraire un beau livre pour Noël. Il fait deux mètres sur deux; une autre avec des boules multicolores, elle prend toute la place dans la vitrine chez le poissonnier Une huître géante pour 12 personnes. Regarde, en face, il y en a aussi! Celle-ci clignote en plus, Normal c’est la dinde de Noël : 50 Kg à elle toute seule. Chez le primeur: des patates cent patates. C’est Noël quand même !  Le fromager des fromages dont un camembert d’une taille qui a fallu découper la vitrine pour le rentrer; et c’est celle du pâtissier avec une statue en chocolat. un père Noël en chocolat au lait de plus de quatre mètres; chez le torréfacteur la tasse à café pour y mettre l’équivalent de 5 tonnes de café. Et pour la dernière vitrine, celle- à reste sobre car c’est la vitrine vide qui va permettre de distribuer tous ses repas par le biais de bénévoles de d’associations car vous l’aviez deviné, nous étions dans la rue des Restos du cœur, celle qui continue la rue de la Croix-rouge et qui est traversée par celle du Secours populaire. Les rues qui sont de plus en plus fréquentées comparé à celle des Champs- Elysées qui se vide d’année en année et qui perd chaque année une petite lueur d’espoir pour allumer les autres. Joyeux Noël à tous, mais pour combien d’années encore!!!!!!!!

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