« Treize desserts »

Et, si on attendait Noël ensemble ? Cette année, nous vous offrons « Un jour, un mot », un calendrier de l’Avent très particulier.

On vous explique. Chaque jour, nous vous offrons une petite parenthèse d’écriture, un mot en lien avec Noël avec des propositions d’écriture, mais aussi des moments de lecture avec quelques extraits de récits de nos écrivants, quelquefois des bonnes adresses, des surprises inédites, mais pas que !

Pourquoi relever ces petits défis ? Pour éveiller votre envie d’écrire, relancer votre imaginaire, partager vos émotions, nourrir votre énergie, sans oublier… vous et nous faire plaisir ! C’est simple et facile, vous laissez en commentaire, une phrase ou deux (ou plus, tout une histoire) en lien avec le mot du jour. Si votre imagination est débordante, vous pouvez nous envoyer votre récit ou vos récits plus longs. Et, si votre (vos) récit(s) nous emportent, si… si… l’un d’entre vous (ou deux ou trois) recevra (recevront) une carte-cadeau pour un atelier d’écriture, le samedi après-midi, début 2025 (valeur 15 €) !

Le mot du jour est « Treize desserts ».

En Provence, la tradition veut que le repas de Noël finisse par treize desserts. En général, des figues séchées, des noix, des raisins secs, des dattes, des pistaches, de la pâte de coing, des fruits confits, de la pompe à huile (ou pain sucré et parfumé à la fleur d’oranger), des amandes, du nougat noir, blanc, ou rouge (à la rose), des calissons, des oranges, clémentines ou mandarines, un melon d’eau. 

Autre tradition provençale, il est de coutume de laisser une place vide à la table de Noël pour accueillir le nécessiteux, la personne seule.  

Vous pourriez imaginer l’arrivée de cette treizième personne… ses émotions, son bonheur, les discussions …  ou bien un geste pour apporter de la douceur et du réconfort à ceux qui traversent une passe difficile, qui sont seuls. 

Vous pourriez aussi émailler votre récit de chiffres : « Il était moins une », « Je mettais mis sur mon trente-et-un », «  Il avait mangé comme quatre », « La pendule sonnait onze heures », etc. 

Maintenant, c’est à vous ! Trop hâte de vous lire !

5 commentaires sur “« Treize desserts »

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  1. Je me suis mise en quatre pour préparer cet agneau de sept heures. J’ai installé les treize desserts et la table comportait les treize couverts sur une très belle décoration car je m’étais coupé les cheveux en quatre.

    Je partis dans ma chambre pour me mettre sur mon trente et un en moins d’une seconde, j’étais prête. Deux précautions valent mieux qu’une, je décide de revérifier la mise en place de la table. Mes convives arrivent après les embrassades, en deux pas deux mesures, je les place autour de la table surtout que deux précautions valent mieux qu’une car il y avait un ménage à trois. Au bout de la table, deux de mes convives se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Tous étaient tirés à quatre épingles. Servir tout ce monde, c’est une autre paire de manche. J’amène les plats avec délicatesse pour ne pas renverser leur contenu. Deux personnes se sont rajoutées et j’ai le cul entre deux chaises. Pour ce repas, je me suis saignée aux quatre veines. Le repas terminé, je me mets à bailler et comme un bon bailleur en fait bailler dix autres toute la tablée reprend en choeur. Pendant ce repas, nous avons fait mille folies. Nous n’attendons plus que le Père Noël qui a chaussé ses bottes de sept lieues. Il n’y aura pas le bouillon de onze heures car j’aime trop mes convives.

    Nous avons passé une très bonne soirée à quatorze.

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  2. Repas de Noël chez mamie, les adultes sont toujours autour du festin. Nous, les enfants, avons quitté la table assez vite, nous n’avions plus faim et les histoires des grands ne nous intéressaient pas, nous ne comprenions pas pourquoi ils rigolaient sur d’autres personnes du village. Nous, nous préférions nos nouveaux jouets et nous raconter la découverte de nos cadeaux sous le sapin.

    « Venez les enfants, c’est le dessert. Allez à table ».
    Nous nous installons, les desserts arrivent les uns après les autres : une bûche au chocolat, une corbeille de fruits avec des clémentines, des pommes, des poires et des oranges, des biscuits de pain d’épice en forme de bonhomme, une autre corbeille avec des fruits secs, des sables à la cannelle, des morceaux de nougat et des crottes pralinés. Aujourd’hui nous avons le droit d’avoir autant de desserts que l’on veut. Mais, je regrette, maintenant j’ai mal au ventre.

    « C’est presque les treize desserts de mon pays » lance l’oncle Marius, avec son accent prononcé.

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  3. Six heures venaient de sonner à l’église du village.

    L’auberge du bon accueil était le seul endroit pour se réunir à dix kilomètres à la ronde. À l’intérieur, douze hommes se réchauffaient devant la cheminée. Le mistral soufflant depuis trois jours déjà , il faisait un froid glacial dehors. Les gens d’ici étaient des taiseux et quand cinq coups retentirent, toutes les têtes se tournèrent vers l’entrée de l’ établissement. 

    L’étranger poussa la porte et secoua sa capeline. Petit, le visage rond, le cheveu  rare, personne le connaissait. 

    Il fut dévisagé avec méfiance. Ici on se méfie des autres surtout quand ils surgissent une veille de Noël.

    «  puis-je avoir à souper je vous prie et une chambre aussi? »

    «  la chambre, c’est non . Plus de place pour vous,  le dîner il ne me reste que quelques croûtes de fromage et un quignon de pain. « 

    Un vieux paysan ironisa en entendant les demandes du  nouveau venu «  manquerait plus qu’il réclame les treize desserts, ce fada ! »

    Un autre se mit à rire. «  et vous savez qu’on va avoir un nouveau curé. Il va dire messe de Noël à minuit. » 

    «  pourvu qu’on ait pas un de ces prêtres venus de la ville, toujours prêts à vouloir changer les choses. « 

    «  peuchère, manquerait plus que ça !!  Il va être bien reçu, té !! »

    «  bon étranger vous avez mangé comme quatre. C’est pas des manières pour ici. Sauf pour ceux qui bossent comme deux hommes. A voir vos mains propres et blanches vous n’avez pas dû labourer dix arpents. »

    L’inconnu gardait un étonnant silence sans perdre une miette de ce qui se disait.

    «  combien je vous dois aubergiste pour ce festin de roi. « 

    «  200 francs. C’est que tout est devenu cher ! «  

    Au douze coups de minuit, l’église était remplie des paroissiens venus des quatre coins du canton. Personne ne connaissait le nouveau curé affecté dans ce coin isolé de Provence. Les officiants entrèrent avec de grands cierges et le prêtre commença à bénir les fidèles.

    L’aubergiste et les clients blêmirent en le reconnaissant. C’était l’étranger qui était venu demander le gîte et le couvert un peu plus tôt dans la soirée La honte s’empara d’eux.  

    Monté dans la chaire, le curé commença le sermon de Noël. 

    «  mes chers frères. Laissez-moi vous raconter une histoire. Celle d’un homme et de son épouse sur le point de donner la vie. Personne ne voulut d’eux. Toutes les portes se fermèrent et c’est dans une étable au milieu des animaux que notre seigneur vit le jour. Et bien qu’avons-nous appris depuis cette nuit ? Qu’il nous est toujours difficile d’ouvrir nos portes nos cœurs à l’inconnu. Méditons ces quatre vérités et demandons le pardon. « 

    Moralité : accueillons l’étranger comme un ami qui viendrait partager notre repas. Quand il y en a pour douze, il y en a pour treize.

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  4. Treize desserts: Un dessert déjà pour le diabète, alors treize je vous raconte pas. Mais quand il y en a pour douze un de plus c’est rien. Voilà une petite histoire tout droit sortie de mon imaginaire. Un seul invite les douze autres. Celui-ci c’est la mante religieuse. Cette année, c’est elle qui invite. Elle a convié la religieuse pour son côté sobre, mais pas si sobre que cela. L’éclair est passé en coup de vent. Le baba au rhum lui est toujours aussi cool. Quant au mille-feuilles, il est toujours aussi épais surtout celui des administrations. La tarte aux pommes, cerises et myrtilles, elle en fait toujours des rondelles. Le gâteau aux fraises, la ramène toujours autant. Le financier compte toujours autant. Le flan toujours aussi mou. Le croissant de lune. La Bûche de Noël mais pas en bois. Le Paris- Brest en 2h30. Et le bavarois avec une bonne bière. C’est la seule méthode que j’ai trouvé, pour n’en manger aucun. Zut, j’ai bavé sur mon ordinateur.

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