Chapeau

Quand le soleil tape, mieux vaut être bien équipé ! Casquettes, bobs, bérets, chapeaux de paille protègent petits et grands. 

Souvent, le chapeau est un accessoire qui représente autorité et pouvoir. Pour certains, il protège la tête, considérée comme le siège de l’âme, et il attire l’attention divine.

Dans la littérature comme au cinéma, le chapeau peut être inséparable d’un personnage comme le deerstalker de « Sherlock Holmes », le chapeau haut-de-forme du chapelier fou dans « Alice au pays des merveilles », le chapeau de paille de Luffy, héros du manga « One Piece », le chapeau melon de Charlie Chaplin ou de John Steed, agent secret de la série des années 60 « Chapeau melon et bottes de cuir », la casquette gavroche dans « Les Misérables », l’élégant chapeau noir à larges bords qu’Audrey Hepburn porte dans « Diamants sur canapé » ou le chapeau en tricot fait main du personnage de Lucy dans  « L’Enfant de tous les silences » de Kim Edwards.

Prêt.e à imaginer une histoire, drôle ou triste, avec le couvre-chef de votre choix ? Hâte de vous lire et de vous dire… Chapeau bas !

2 commentaires sur “Chapeau

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  1. Récit imaginé par Carmen

    C’était un sacré bonhomme l’amiral, connu dans tout le canton pour ses tonitruants coups de gueule.

    Personne ne connaissait son véritable nom, et devait son surnom à cause de sa casquette de marin vissé sur son crâne que l’on devinait dégarni. Jamais il n’acceptait de sortir sans et si d’aventure il était surpris tête nue, il arrosait copieusement l’impudent, d’insultes fleuries. Un langage de marin que n’aurait pas renié le capitaine Haddock.

    Au bistrot du village, l’amiral encouragé par quelques verres de blanc devenait disert. Il racontait ses pérégrinations autour du globe. À l’entendre, il avait sillonné toutes les mers, échappé à bien des tempêtes, évité de nombreux naufrages. L’océan était sa vie, sa folie, sa seule envie. Devenu trop vieux pour naviguer, il avait posé ses valises dans ce petit coin perdu dans le Berry, lui qui était né à Saint-Malo. Les anciens l’écoutaient religieusement et les plus jeunes raillaient ses histoires d’un autre temps.

    Puis, un jour, l’amiral ne mit pas sa casquette, il avait cassé sa pipe dans la nuit. Comme il n’avait pas de famille déclarée, le maire et le conseil municipal organisèrent ses obsèques. Après tout, on l’aimait bien ce vieux bougon avec son éternel couvre-chef. L’élu fouilla dans les papiers du marin et mit la main sur son livret de famille et son livret militaire.

    Enfin, on allait connaître son identité. Il s’appelait Marcel Duché, né à Vierzon, 74 auparavant. Il était fils de paysan, lui qui prétendait ne rien connaître à l’agriculture. Mais la surprise fut plus grande encore lorsque le premier édile ouvrit le livret militaire. Marcel Duché n’avait jamais servi dans la marine, en raison de mal de mer invalidant. L’amiral n’avait jamais embarqué sur un navire de toute son existence mais il avait gardé le secret jusqu’à aujourd’hui.

    Le maire ne se sentait pas le trahir. Il prit la casquette, l’épousseta d’un revers de la main et sourit en songeant à toutes les affabulations de l’homme. Marcel avait toujours aimé la mer, aussi il allait partir comme un véritable marin avec sa casquette. Pour tous, il resterait l’amiral.

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  2. Récit imaginé par Francine :

    Sous le parasol rouge du Café des Marronniers, dans le jardin des Tuileries, j’apprécie ce moment de tranquillité dans un cadre verdoyant et frais. En ces lieux, jadis, des fabriques de tuiles faisaient travailler les paysans, avant de devenir, avec le grand jardinier Le Nôtre, un jardin royal accessible à tous les Parisiens, sous les conseils de Charles Perrault.

    Il fait chaud, j’ai commandé une salade césar et un verre de Sancerre bien frais. Les quelques promeneurs cherchent l’ombre des grands arbres. Certains s’assoient sur un banc et mangent leur sandwich, entourés de pigeons attendant des miettes. Une silhouette sort du chemin à ma droite, grande, mince et élégante. Vêtue d’une robe à fleurs, un sac en cuir blanc en bandoulière, des ballerines blanches et une grande capeline en mousseline blanche décorée de jolies petites fleurs colorées. Elle lui cache une partie de son visage, ce qui rend cette femme mystérieuse. Avec sa démarche gracieuse et son chic des années 1950, elle me donne l’impression de suivre du regard Audrey Hepburn, dans « Diamants sur canapé ».

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