Sandales

« Hippobote raconte qu’Empédocle se leva et prit la route de l’Etna, puis arrivé au cratère, qu’il sauta dans le feu et disparut, voulant confirmer le bruit qui faisait de lui un Dieu; mais plus tard on vit bien qu’il n’en était rien, car l’une de ses sandales fut rejetée par le volcan: il avait l’habitude de porter des sandales d’airain. » 

Les Sandales d’Empédocle, Diogène Laerce, VIII – 69. 70.

Quand la chaleur s’installe, les sandales protègent nos pieds, les laissent respirer, révèlent nos orteils et leurs ongles vernis, et parfois des chaussettes que certains aiment leur associer. Qu’elles soient flamboyantes avec des perles, souvent blanches pour le corps médical ou confortables et tendance comme les Birkenstock ® , à scratch, à bride, à talon, à plateforme, compensées, en paille, en tissu, en cuir ou en cuir tressé, elles savent accommoder tous les pieds quand le mercure monte.

La sandale est l’un des plus anciens modèles de chaussures existant. La plus vieille paire connue a 10 000 ans. Il s’agit d’un exemplaire en armoise tressée, retrouvé dans la caverne de Fort Rock, dans l’Oregon. Elle s’est développée partout sur le globe, des caligae romaines (sandales lacées en lanières de cuir) aux geta japonaises (souvent composées d’un corps en bois et de lanières en tissu, parfois portées avec des tabi (chaussettes traditionnelles japonaises) en passant par la déclinaison indienne, la paduka (constituée d’une semelle en bois et d’un talon en métal). Le mot sandale lui-même a des origines grecques et possiblement persanes. Il suffit de penser à Hermès, le messager des dieux, chaussé de ses talaria (sandales ailées). 

C’est à vous ! Racontez-nous une histoire de tongs, d’espadrilles, de nu-pieds, de spartiates, de tropéziennes, d’habanaias, de salomés, d’huaraches mexicaines, de claquettes et si vous êtes d’humeur rebelle, parlez-nous… de pieds nus … piqués par un ourson, un chardon ou une écharde ! 

2 commentaires sur “Sandales

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  1. Récit imaginé par Carole :

    Je devais avoir six ans lorsque ma mère m’acheta mes premières tongs.

    • -Voilà ma chérie, mets-les, tu auras moins chaud aux pieds, me dit-elle. 

    Je les regardais avec étonnement, je n’avais jamais vu des chaussures pareilles. 

    Elles étaient vert foncé, avec sur une des lanières, un petit drapeau jaune et vert du Brésil. Deux brides en forme d’Y se rejoignaient sur le devant, les semelles plates ne m’inspiraient  pas beaucoup. 

    -Allons, mets-les donc, me dit maman.

    J’introduis mon pied droit dans ces sandales. Mon gros orteil se sépara naturellement des autres. Les lanières étaient stables et me tenaient bien les pieds.

    Après quelques minutes d’hésitation, j’étais à mon aise et ne sentais plus les lanières d’orteils. Le bruit de leur claquement au sol me donnait une allure de dilettante. Je les portais à la plage, au bord de la piscine, en ville, mais lorsque je me mettais à courir, catastrophe ! Elles se décrochaient de mes pieds et m’obligeaient à ralentir pour les remettre. C’était le pied !

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  2. Récit imaginé par Francine :

    Je sors de chez Mink, rue de Passy, trop fière de mon achat. Je marche dans la rue avec mes tropéziennes aux pieds. C’est le signe que c’est vraiment l’été, mes petits orteils sont à l’air. Ravie de la légèreté de ma démarche, je décide d’aller au plus vite rejoindre une amie à la Maison de Balzac, pour prendre un rafraîchissement dans son jardin. En passant par le bar, je commande un diabolo menthe avec beaucoup de glaçons. Dans la verdure, je repère vite la crinière blond vénitien de Sophie, je prends un siège et je m’installe à côté d’elle, face à la vue de Paris. « Salut, ma Sophie. J’ai acheté des tropéziennes avant de venir te retrouver. » « Salut Hélène. Super, j’adore ces tartes à la crème. ». J’éclate de rire. J’étends mes jambes et joue les marionnettes avec mes pieds, pour lui montrer son erreur. Le fou rire nous tient un petit moment. Mes nouvelles sandales colorées sont le motif de nos plaisanteries. Et bientôt, de convoitise pour mon amie. C’est décidé, avant de prendre le métro, nous ferons un petit tour au magasin.

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