Que vous soyez mer ou océan, peu importe ! Laissez-vous inspirer par l’un ou l’autre ou par ces dix mots et utilisez-le(s) dans votre récit.
Vague – voilier – sable – galet – plage – marée – embarcadère – bouée – phare – marché aux poissons
Hâte d’écouter le clapotement des vagues, le ricanement des mouettes, de prendre les embruns, de respirer le bon air iodé ! … Et, si vous êtes à court d’inspiration, écoutez Michel Jonasz « Les vacances au bord de la mer » ou Guillaume Grand « Toi et moi ». Bonne écriture !
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Michel Jonasz « Les vacances au bord de la mer » | Archive INA
Paroles : Michel Jonasz / Pierre Grosz
On allait au bord de la mer
Avec mon père, ma sœur, ma mère
On regardait les autres gens
Comme ils dépensaient leur argent
Nous il fallait faire attention
Quand on avait payé le prix d’une location
Il ne nous restait pas grand-chose
Alors on regardait les bateaux
On suçait des glaces à l’eau
Les palaces, les restaurants
On ne faisait que passer d’vant
Et on regardait les bateaux
Le matin on se réveillait tôt
Sur la plage pendant des heures
On prenait de belles couleurs
On allait au bord de la mer
Avec mon père, ma sœur, ma mère
Et quand les vagues étaient tranquilles
On passait la journée aux îles
Sauf quand on pouvait déjà plus
Alors on regardait les bateaux
On suçait des glaces à l’eau
On avait le cœur un peu gros
Mais c’était quand même beau
On regardait les bateaux
La la la la la…
Paroles : Edith Fambuena / Guillaume Grand
Je voudrais partir, jusqu’à la mer
M’allonger sur le sable, prendre un peu l’air
Sentir les embruns, rester encore
Rester jusqu’à ensaler le corps
On s’rait juste toi et moi, près d’ici ou là-bas
Sans règles dignes et sans foi, quand tu veux on y va
Toutes les couleurs du ciel, plein de bouteilles
Du rhum du vin du miel, quand tu veux on y va
Cachés par les dunes, entre terre et mer
Voler un peu de paix, les refrains à la mer
Bien sûr tu serais là, moi blotti contre toi
J’te raconterai ce rêve, quand tu veux on y va
On s’rait juste toi et moi, près d’ici ou là-bas
Sans règles dignes et sans foi, quand tu veux on y va
Toutes les couleurs du ciel, plein de bouteilles
Du rhum du vin du miel, quand tu veux on y va
Si on vit cachés, si on vit damnés
Et si le temps se compte, on frustre nos hontes
Là-bas tu peux mentir, là-bas tu peux tricher
Là-bas on peut salir, là-bas… on peut
Etre juste toi et moi, près d’ici ou là-bas
Sans règles dignes et sans foi, quand tu veux on y va
Toutes les couleurs du ciel, plein de bouteilles
Du rhum du vin du miel, quand tu veux on y va
On s’rait juste toi et moi, près d’ici ou là-bas
Sans règles dignes et sans foi, quand tu veux on y va
On s’rait juste toi et moi, près d’ici ou là-bas
Sans règles, dignes et sans foi, quand tu veux on y va
Quand tu veux on y va
Récit imaginé par Carmen :
-Papa, Papa, raconte-moi encore la mer. J’adore ça.
-Mais ça fait des milliers de fois que je te raconte ces vieilles histoires. Tu ne veux pas plutôt savoir comment c’est la montagne ?
-Non, non et non, je veux la mer. Paraît que c’est le bon moment pour y aller, c’est mon copain Isco qui me l’a dit.
-Bon d’accord mais ce sera la dernière fois et ensuite tu prends tes cachets sans rechigner. Promis ?
– Promis, Papa.
– Alors, la mer avant même de la voir, tu commences à l’entendre. Ses vagues parfois immenses vont s’écraser sur les galets bien lisses bien ronds. Ensuite, tu peux la sentir, surtout les jours où se tient le marché aux poissons. Moi quand j’étais pas plus grand que toi, j’adorais aller sur la plage très tôt le matin et enfouir mes pieds nus dans le sable clair. Mais attention à la marée car elle court à la vitesse d’un cheval au galop,
-Un cheval? Tu en as déjà vu ?
– Je te raconterai ça une prochaine fois. Laisse-moi te décrire l’embarcadère qui menait au bout de la jetée. Je pouvais voir les voiliers et des petits bateaux de pêcheurs cherchant à rentrer au port. C’était quelque chose de les voir passer la dernière bouée. Je passais des heures ainsi jusqu’au soir et j’attendais que le phare éclaire la mer. C’était juste incroyable les reflets qu’il y avait sur l’eau. C’était le bon temps, crois-moi. Ce sont des souvenirs précieux que je n’oublierai jamais
-Quelle chance tu as eu, Papa ! Moi, je ne connaîtrai sûrement pas ça.
-Je sais mon fils. Allez, avale ta médication, sinon les autorités vont nous sanctionner. Je préfère te savoir endormi pour deux semaines au lieu de tout un mois. C’est grâce à toi que je survis dans cette station orbitale. Et si moi et tous les autres travaillons dur, peut-être pourrons nous retourner un jour sur Terre.
-Oh oui ce que j’aimerai la voir la Terre. Tu sais ce que ferai en premier ?
-Vas-y, dis-moi.
-J’irai au bord de la mer, voir si c’est aussi joli que tu me l’as raconté.
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Récit imaginé par Carole :
J’avais toujours pensé que j’aurais mon baccalauréat du premier coup. Hélas, malgré les épreuves de rattrapage, mon hors-sujet en épreuve de philo me fit échouer. Etant la seule élève de Terminale A2 à ne pas être diplômée, j’éprouvais un fort sentiment de honte.
Je tombais alors dans une grande tristesse, puis dans une léthargie sans nom : je ne mangeais plus, je ne me lavais plus. Ma mère, préoccupée par mon état de santé, prit rendez-vous chez le Docteur Ledain, notre médecin de famille. Le docteur prit mon pouls, ma tension, vérifia mes réflexes, me fit tirer la langue et conclut :
– Rien de grave ! Votre fille est fatiguée et cette fatigue la rend amorphe. Rassurez-vous, ça va passer. Inutile de prescrire des médicaments. Il lui faut du repos, de la détente et beaucoup d’amour.
Maman l’écoutait à moitié rassurée.
– Vous en êtes sûr, docteur ?
– Oui ! Madame, emmenez-la à la mer, prescrivait-il, l’air iodé lui fera le plus grand bien.
Nous sommes arrivés à Collioure vers 14 heures. La plage de Saint-Vincent était noire de monde : il y avait autant de monde dans l’eau que sur le sable. Ma petite sœur voulut qu’on fasse un tour au marché aux poissons.
– Je veux voir les tourteaux, je veux voir les tourteaux, je veux ! répétait-elle sans s’arrêter.
Personnellement, je ne comprenais pas cette manie de regarder ces bêtes stupides qui n’arrêtent pas d’agiter les nombreuses pâtes et qui cherchent à tout prix à vous pincer. L’odeur des poissons était forte et désagréable, je me pinçais le nez pour ne pas vomir.
– Tu nous attends ? me dit maman sur un ton inquiet.
– Mais où veux-tu que j’aille ? pensais-je très fort.
Nous nous sommes dirigés vers une plage suffisamment grande pour accueillir des vacanciers en nombre. Nous nous sommes installés sur les transats que Papa avait loués. Immédiatement Luna prit son seau et son râteau. Elle se mit à jouer avec le sable. Maman me demanda de passer de la crème solaire.
– C’est obligatoire ! me dit-elle avec fermeté.
Je n’en n’avais pas très envie mais, puisque je savais que je brûlais au soleil, je m’exécutais. Le spectacle des vagues qui échouaient sur le rivage me fascinait. Du côté de l’embarcadère, des oiseaux tournaient au-dessus des bateaux à la recherche de nourriture. Au large, j’apercevais un grand voilier avancer laborieusement au gré des caprices du vent. L’eau était calme, à marée basse. Ma mère nous proposa d’aller dans l’eau.
– Non ! fis-je avec la tête sans prononcer de mots.
Je préfèrais la compagnie de Papa ; je le trouvais bon, agréable, en plus il ne m’obligeait à rien. Il alla nous acheter des glaces.
– Tiens, ma chérie, je sais que tu aimes bien le sorbet aux fraises !
Je le remerciai, pris le petit pot de glace dans les mains, et lorsqu’il tourna la tête, je versai tout le contenu du pot dans le sable. Je n’en étais pas très fière, mais je n’avais le choix : j’aurai préféré qu’il me consulte. Alors, prise de remords, je me mis à chercher un phare dans l’eau, un phare pour me consoler, mais il n’y en avait pas…
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Récit imaginé par Francine :
Je prends une grande bouffée d’air frais et d’un pas décidé, je me dirige vers la terrasse du Café du Rendez-vous. La visite des Catacombes, très intéressante, m’a exténué et j’ai besoin d’un bon rafraîchissement pour me remettre. Je m’installe et je commande un verre de Sancerre bien frais avec une assiette de crevettes grises, mon péché mignon. Depuis que le guide, dans ses explications historiques, nous a parlé qu’une mer tropicale a existé il y a 45 millions d’années, ici, à Paris, une furieuse envie de crustacés m’est montée à la bouche. Il nous a montré, incrusté dans la pierre, ces coquillages fossilisés d’un autre temps, nous a conté cette vie aquatique prolifique. Il nous a aussi raconté que des scientifiques ont retrouvé des dents de requins pendant leurs travaux de fouille, de quoi nous faire frissonner de peur. Devant mon plat de crevettes, mon beurre salé et mon pain frais, je n’ai qu’une peur ; c’est de ne pas en avoir assez pour caler ma gourmandise.
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