Toile

Par temps chaud, vous appréciez sûrement de sortir vêtu de chemises, robes, shorts au tissu respirant, cousus dans des matières légères comme le coton, le lin, la soie, le madras, le voile de coton, le seersucker, la percale, la batiste, la popeline. Rares sont ceux qui apprécient les banquettes en skaï (ou simili cuir) brûlantes d’une voiture restée au soleil ou les fauteuils en plastique où vos cuisses restent collées ! Nombreux sont ceux qui se prélassent sur des chaises longues (ou transat) en toile ou des hamacs en toile de transat, en filet de cordes, en demi-natté.

Aujourd’hui, vous allez construire un récit autour d’un tissu d’été ! Vous pouvez créer un poème, par exemple avec le mot « coton », vos rimes pourraient être mignon, menton, garçon, laideron, édredon, talon, etc.

Vous pouvez choisir un tissu qui va devenir votre personnage. Un client vous achète, vous transforme (en vêtement, en linge de maison ou déco d’intérieur). Vous êtes déçu, heureux…

Autres idées : votre personnage / votre tissu défile à la Fashion week, orne la chambre de la Reine à Versailles ou se transforme en nuisette, en caftan, en sari… Ou bien encore il vit une seconde vie, est transformé en sac de main ou tote bag !

À vos aiguilles ! Hâte de découvrir vos créations ! 🪡🧵

Extraits

« Puis, tranquille d’impudeur, elle vint déboutonner son petit corsage de percale, en tendant les bras à madame Jules, qui lui passa les courtes manches de la tunique. » 

« Nana  » d’Émile Zola 

Sur un canapé, qui séparait les deux fenêtres, on voyait une robe de taffetas blanc garnie de dentelles, un bouquet d’oeillets blancs mêlé de jasmin. » 

« Ellénore » de Sophie Gay 

« Mais une bourrasque souffla, un vol de menus linges, des cols et des manchettes de percale, des fichus et des guimpes de batiste, fut soulevé, s’abattit au loin, ainsi qu’une troupe d’oiseaux blancs, roulés dans la tempête. » 

« Le Rêve » d’Émile Zola 

« Elle était sans corset, sans jupon, et n’avait absolument sur elle qu’un grand peignoir de batiste blanc comme le lait, fort ample et largement plissé. » 

« Mademoiselle de Maupin » de Théophile Gautier 

« Sophie Marceau doit porter une robe à petites bretelles et décolleté pigeonnant en taffetas de soie marine à pois blancs, tandis que Anouk Aimée est en tailleur de soie noire rebrodé de strass et jupe plongeante dans le dos. »  

« Dépêches de l’AFP », mai 1997

« Il régnait dans cette pièce une senteur indéfinissable résultant des exhalaisons du capharnaüm mêlées aux vapeurs de la salle à manger et à celles de l’escalier, quoique la fenêtre fût entrouverte et que l’air de la rue agitât les rideaux de percale soigneusement étendus, de manière à cacher l’embrasure où les précédents locataires avaient signé leur présence par diverses incrustations, espèces de fresques domestiques. » 

« La Bourse » d’Honoré de Balzac

« Une robe de percale blanche très ample empêchait de bien juger les proportions, et le corsage était dissimulé sous les plis d’une écharpe croisée sur la poitrine et négligemment nouée. »

« La Recherche de l’Absolu » d’Honoré de Balzac

« Après l’avoir déshabillé, nu comme sa mère l’a mis au monde, elle le baigne dans des eaux tièdes, le frotte d’onguents de senteur, et le revêt d’une chemise de fine percale, toute parfumée d’odeurs exquises. » 

« L’ingénieux hidalgo Don Quichotte de la Manche » de Miguel de Cervantès Saavedra

« Sa chemise de percale rose, sa chaîne d’or garnie de breloques, le nœud arrogant de sa cravate, ses gants de daim blanc crevassés par l’exubérance d’une peau rouge et gonflée, tout en lui était déplaisant, impertinent et vulgaire. » 

« Le Compagnon du Tour de France » de George Sand

2 commentaires sur “Toile

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  1. Récit d’une par Carmen

    À la manière dont elle accrochait son linge, on savait tout de suite qu’elle n’était pas du pays. Elle avait posé en travers des fils de plastique bleu, des draps blancs en percale de coton, des robes de popeline si légère que la lumière passait au milieu, des chemises d’homme en seersucker, très à la mode cet été. Si le soleil du midi faisait sécher les grandes lessives, il était un petit malin qui aimait défaire tout ce linge bien propre. Le mistral.

    Elle n’avait pas cru bon utiliser les vieilles pinces en bois, qui, certes faisaient des marques sur les vêtements mais indispensables pour empêcher le mistral de les soulever. Au pays, chacun savait qu’il fallait s’en méfier, qu’un calme précède souvent de brusques bourrasques.

    Il en fut ainsi. Eole s’amusa à emporter avec lui, les délicats dessous en voile de satin, soie de chine, dentelle ajourée. Elle en fut quitte pour ramasser sa pudeur étalée sur les alentours, tout en évitant les regards amusés des vieilles femmes qui elles ne portaient pas de si jolies lingeries mais de bonnes culottes de coton épais. Ces tissus devenaient la séparation des générations, entre jeunesse et vieillesse, entre le passé et l’avenir.

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  2. Récit imaginé par Carole

    Il était environ 8 heures du matin lorsque la jeune femme s’est assise à la terrasse du café. Elle portait une robe longue, évasée qui épousait sa taille et lui donnait une allure de diva. Elle commanda un café et un verre d’eau, et, puis elle sortit son portable de son sac et se mit à scroller sur les réseaux. Son chemisier en lin sans manches faisait ressortir sa jeune poitrine et la privilégiait.  Elle but son café en deux gorgées, et prit la direction du métro.

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