« Des Mots en partage » – À Mots croisés au Forum des Associations 2026

Comme chaque année, À Mots croisés a participé, samedi 5 septembre 2026, au Forum des Associations de Bagneux, belle occasion de rencontrer des amoureux des mots et de les informer sur la prochaine saison où nous écrirons sur terre, sur l’eau et dans les airs. 

Quatre cycles d’écriture sont inscrits au programme des prochains mois : patrimoine et patrimoine balnéolais, philosophie, scénario et écrire d’une nouvelle, mais aussi une journée d’écriture hors les murs, une douzaine d’ateliers dans des lieux insolites et inspirants, des ateliers mensuels, etc.

Un grand MERCI à tous ceux et celles qui ont pris le temps d’une pause écriture sur notre stand où Annie Lamiral, intervenante À Mots croisés, les invitait à une animation « Des Mots en partage ». 

À partir de l’incipit (ou d’un extrait) d’un récit imaginé par l’un ou l’autre de nos écrivants de la saison passée, les visiteurs volontaires devaient poursuivre le récit avec leurs mots, écrire une phrase ou deux ou plus, en toute liberté, en fonction de leur inspiration ! 

Il s’agissait de mettre en avant les récits de nos écrivants, la diversité des sujets et des lieux d’inspiration. À lire ci-dessous les contributions de nos visiteurs et visiteuses du Forum.

 🔹Lors d’un atelier d’écriture – Philo « À quoi sert l’espoir ?», Adélaïde Cuadrado avait imaginé « Fragments d’espérance ».

Elle est là en moi

Une étincelle parfois

Une myriade d’étoiles d’autres fois

Méline, une jeune poétesse de quinze ans, fidèle de nos animations d’écriture, tous publics, a poursuivi de quelques vers. Le poème, version partagée :

Elle est là en moi

Une étincelle parfois 

Une myriade d’étoiles d’autres fois

Qui me tournent autour du doigt 

Elle me montre la voie

Pas besoin de faire un choix.

🔹Lors d’un atelier d’écriture hors les murs au Parc Richelieu, Bagneux, 

Nathalie Picrel avait imaginé « Quatre cœurs ».

Doucement ! Respire profondément ! Arrête de te disperser ! Reviens à ton sujet ! Le sujet ! J’allais presque l’oublier ! Je poursuis ma marche, quand soudain…

Nicolas a poursuivi ainsi le récit :

Soudain, l’idée me frappe d’une telle force que j’en perds le souffle et que je suis obligé de m’asseoir. Aussitôt, elle est repartie emportant mes peurs et mes angoisses.

🔹Lors d’un atelier d’écriture hors les murs au Parc Richelieu, Bagneux, 

Laurent Ribadeau-Dumas a imaginé « Rêveries d’un promeneur ».

Le temps était à la pluie et l’atmosphère du jardin, presque vide et silencieux, était un peu triste. Une tristesse renforcée par les coassements de quelques corbeaux. Les grands arbres murmurant dans le vent lui procuraient un sentiment de solitude. Il voulait …

Muriel a poursuivi ainsi le récit :

Il voulait entendre le vent léger, accompagner ses pas pour briser la nostalgie, balancer les histoires du passé pour entendre le gazouillis des mésanges et gagner en sérénité. Il ne pleuvait pas dans ce parc, il n’était pas tout à fait seul car, avec ses rêveries,  il continuerait à se balader pour apprivoiser le bruissement des arbres et l’enfouir au fond de sa besace.

🔹Lors d’un atelier d’écriture hors les murs à la Maison de La Musique et de la Danse, Bagneux, Jean-François Gamess a imaginé « Harmonie ».

Un homme, baguette à la main, lève les bras, les regards se braquent sur lui et, à l’instant où il baisse son bras et sa baguette, un son harmonisé jaillit. (…) Je ferme les yeux, je vois …

Marie-Pierre a poursuivi ainsi le récit :

Je vois des notes de toutes les couleurs qui s’envolent en tempo pour voyager dans le ciel et qui font éclater les nuages. Le beau temps est revenu !

🔹Lors d’un atelier d’écriture – Philo « Réminiscences », Amina Dhoukar avait imaginé « Confrontation ».

Elle l’avait découverte au milieu d’une malle, la photo qui lui fit faire des insomnies à répétition. Cachée au milieu des vêtements de sa mère, comme noyée. Elle …

Émilie a poursuivi ainsi le récit :

Elle ne pouvait cacher les larmes qui tombaient le long de son joli minois, cette photographie ravivait des souvenirs heureux, mais même après, tant d’années, le chagrin de l’absence n’avait pas disparu. Vous vous demandez qui était sur cette photo ?… puisqu’il ne s’agissait pas de sa mère.

🔹Lors d’un atelier d’’écriture hors les murs au Musée de l’AP-HP, Hôpital Kremlin-Bicêtre, Nicole Teillagorry a imaginé  « À qui la dent ? »

Deux sœurs dormaient dans la même chambre. La plus jeune, âgée de six ans, n’arrivait pas à dormir. Elle tremblait à l’idée qu’une petite souris puisse passer lui apporter un cadeau. Elle…

Carmen a poursuivi ainsi le récit :

Elle l’avait tellement attendue ce cadeau qu’à présent son unique crainte était que sa sœur aînée ne lui chipe. Anna savait Catherine jalouse et prête à tout pour lui dérober la fameuse petite pièce. Pire encore, elle lançait une terrible menace. « Si tu me refuses le sou, je tordrai le cou de la souris. Ainsi plus jamais tu n’auras de cadeau, tu perdras tes dents les unes après les autres, et aucun présent ne te sera offert. »

Anna ne ferma donc pas l’œil de la nuit. ressassant sans fin, les terribles prédictions de Catherine, jusqu’à ce qu’un rayon de soleil lui vienne caresser le visage. Anxieuse à l’idée d’avoir dormi elle fouilla nerveusement son lit et miracle sous l’oreiller. La petite pièce promise. La souris avait tenu parole. Catherine ne l’avait pas attrapé. Mais, par précaution, Anna ne lui dirait pas, il était inutile de rajouter de la colère à l’envie.

🔹Lors d’un atelier d’écriture – Philo « Le Familier et l’étrange », Anne Berthelot avait imaginé « Réalité perdue ».

Le soleil venait de se coucher. Les lumières du port commençaient à illuminer les quais. Septembre s’était déjà installé. Elle allait rejoindre l’appartement désormais déserté, désormais vide. Ça allait être …

Francine a poursuivi ainsi le récit :

Elle allait être seule, elle appréhendait cette solitude nouvelle. Elle qui avait toujours eu autour d’elle, sa famille. Enfant, elle était entourée de parents aimants et de deux frères protecteurs. Après, elle s’était mariée et bientôt, les rires de ses triplés avaient rempli l’espace. Aujourd’hui, ils avaient quitté le nid. 

Toi, mon cher et tendre compagnon, tu as rejoint les anges. Je suis seule, horriblement seule dans cette chambre. Soudain, le téléphone trouble le silence. Un message « Bonjour Maman ! J’ai une surprise pour toi, je passe demain ! Gros bisous » Le lendemain, Alex arrive avec, dans ses bras. un adorable caniche noir. « Maman c’est ton nouveau compagnon ! Tu ne seras plus seule, tu verras, c’est comme un nouvel enfant. »

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