« Au fil de l’eau, au fil des mots ». Pour ce deuxième atelier hors les murs de la saison d’écriture, À Mots croisés a choisi d’aller sur l’eau pour créer un pont, une passerelle avec un nouveau lieu culturel parisien : la péniche littéraire NANNA, amarrée sur la Seine, port de Montebello au pied de Notre-Dame. https://nanna-paris.fr/
Après avoir écouté Hugo Buton, programmateur littéraire, présenter ce lieu, culturel et festif, Annie Lamiral, intervenante À Mots croisés, a invité le petit groupe d’écrivants à oublier le roulis et le tangage pour imaginer des histoires sur NANNA et ses livres.
Pendant le temps d’écriture où il s’agissait d’imaginer Nanna (un être, un personne imaginable, mythique, un animal, un lieu, un phénomène, etc.), Philippe a choisi d’écrire un acrostiche* amplifié par un poème en cinq strophes.
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*Acrostiche, du grec akrostikhos (akros, haut, élevé et stikhos, le vers). Poème dont les initiales des vers, lues verticalement, composent un mot (dans le cas présent, NANNA).
Vertigo
NYMPHE
Sculpteur de beauté, adroit magicien
ma nymphe endormie m’offre ses plus beaux seins.
Sous mes doigts imaginaires,
son corps devient lumière,
courbe et tiède,
abandonné au désir
AZUR
L’azur triomphe, je l’entends qui chante, du bleu et du bleu
L’azur phosphorescent couleur diaphane de ses yeux
Je m’y attarde,
comme on s’attarde
sur une peau offerte
au zénith.
NUIT
J’entends la nuit qui marche
ta chape de velours
rouge désir
silencieux,
profond comme une caresse.
Tu couvres nos corps et éteins les contours.
NOMADE
Tu as lâché ton ancre
Tu es la vague dansant sur les flots,
lascif et ivre bateau
Farouche
Tu vas et tu viens
Mon corps griffé
ABÎME
Mon âme a plongé dans ton abîme
humide
doux
sans fond
Et lorsque ton regard
rejoint le mien
je m’y noie
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