« Au fil de l’eau, au fil des mots ». Pour ce deuxième atelier hors les murs de la saison d’écriture, À Mots croisés a choisi d’aller sur l’eau pour créer un pont, une passerelle avec un nouveau lieu culturel parisien : la péniche littéraire NANNA, amarrée sur la Seine, port de Montebello au pied de Notre-Dame. https://nanna-paris.fr/
Après avoir écouté Hugo Buton, programmateur littéraire, présenter ce lieu, culturel et festif, Annie Lamiral, intervenante À Mots croisés, a invité le petit groupe d’écrivants à oublier le roulis et le tangage pour imaginer des histoires sur NANNA et ses livres. À suivre les récits de Marie-Pierre.
🔹Premier temps court d’écriture, imaginer qui est Nanna, un être, un personne imaginable, mythique, un animal, un lieu, un phénomène, etc.
Qui es-tu, Nanna ?
Bonjour Nanna ! Comment vas-tu ? Que tu es belle et fière sur ton embarcation. Cela fait longtemps que l’on s’est vu. Dorée par le soleil
Ton voyage t’a réussi.
Drapée dans ta marinière et ta casquette, tu ressembles à une déesse mythique figée par le temps. A la barre de ton bateau, tu regardes l’horizon et je me demande si tu vas descendre à terre. Je n’ose te parler et pourtant je voudrais tant que tu me racontes tes voyages sur les plus grands fleuves de l’Europe.
As-tu rencontré des gens intéressants ou seulement dévoré les paysages ? Les deux en même temps j’espère. Peut-être as-tu accepté des voyageurs au gré du vent, des péniche-stoppeurs.
Tu es tellement radieuse que je suis sûre que tu as même rencontré l’amour. A soixante-ans, tout est possible ! Pourquoi s’en priver !
🔹Deuxième temps d’écriture, écrire un texte bref commençant par :
« Aujourd’hui, Nanna m’a dit… »
Aujourd’hui Nanna m’a dit : Viens avec moi te reposer sur ma péniche, portée par le roulis et le bercement de l’eau, jamais tes rêves ne seront aussi beaux.
🔹Troisième temps d’écriture plus long pendant lequel les écrivants doivent partir d’une situation tirée au hasard et placer les livres au cœur de leur récit.
Sauvons les livres
Encore la pluie, toujours la pluie. Vite ! L’eau monte et l’humidité est partout. Vite il faut que je trouve des cartons pour les remplir de livres à sauver. Où vais-je les mettre ? En hauteur est-ce suffisant ? Non bien sûr.
Il faut que je les monte à l’étage malgré le poids. Lesquels choisir ? Il y en a trop. Aurais-je le temps ?
Allez, je commence par ceux que je ne connais pas car les autres resteront en moi à jamais. Si la péniche coule, il faut que je sauve ces livres. Autrement où iront les lecteurs ? Qu’est-ce qu’un livre sans lecteur, sans manipulation. Il ne doit pas devenir un simple objet.
Même si mon dos doit en souffrir, il faut que je les mette en lieu sûr. Mais où ? L’eau est partout. Même moi, vais-je survivre ?
Laisser un commentaire