Et, si on attendait Noël ensemble ? Cette année, nous vous offrons « Un jour, un mot », un calendrier de l’Avent très particulier.
On vous explique. Chaque jour, nous vous offrons une petite parenthèse d’écriture, un mot en lien avec Noël avec des propositions d’écriture, mais aussi des moments de lecture avec quelques extraits de récits de nos écrivants, quelquefois des bonnes adresses, des surprises inédites, mais pas que !
Pourquoi relever ces petits défis ? Pour éveiller votre envie d’écrire, relancer votre imaginaire, partager vos émotions, nourrir votre énergie, sans oublier… vous et nous faire plaisir ! C’est simple et facile, vous laissez en commentaire, une phrase ou deux (ou plus, tout une histoire) en lien avec le mot du jour. Si votre imagination est débordante, vous pouvez nous envoyer votre récit ou vos récits plus longs. Et, si votre (vos) récit(s) nous emportent, si… si… l’un d’entre vous (ou deux ou trois) recevra (recevront) une carte-cadeau pour un atelier d’écriture, le samedi après-midi, début 2025 (valeur 15 €) !
Le mot du jour est « Neige ».
Aujourd’hui, nous vous invitons à raconter des histoires de neige, de bonhomme de neige, de batailles de boules de neige ou… de boules à neige ! Bonne lecture d’un extrait de récit imaginé par Laurent, l’un de nos écrivants :
(…) Il neigeait depuis le matin sur la ville. Heureusement, il avait pensé à prendre son parapluie pour se protéger des flocons et de leur froideur. Mais un fort vent s’était levé et n’arrêtait pas de le retourner. Il devait continuellement le remettre à l’endroit alors que le vent n’arrêtait pas de changer de direction. Ce qui l’obligeait à tourner continuellement la tête pour éviter la glaciale charge blanche.(…)
Maintenant, c’est à vous ! Trop hâte de frissonner … de froid ou de peur !
Neige: Des souvenirs encore des souvenirs. La neige a disparu ou presque, chez nous, quel dommage. A qui la faute ! Réchauffement climatique, ils nous disent. Pourtant la neige est indispensable pour vivre les saisons. Normalement, c’est Noël sous la neige. Il y a bien longtemps que l’on ne voit plus ça. Et cela n’inquiète personne ! La neige a des bienfaits sur nous, sur la nature. Elle tue les vermines au jardin, enfin bref, elle fait partie d’un écosystème bien malade. Et tout cela à cause de l’humain et de la bêtise humaine. Naustradamus a dit l’homme se détruira par lui-même et, là, on est en plein dedans.
Quand est-ce que l’humain prendra enfin conscience que la nature c’est la vie? Et que la neige en décembre faisait partie de notre vie. Les boules de neige aussi, le Bonhomme de neige aussi. On a supprimé notre jouet de Noël, quel dommage. A quand le retour de la neige »A quand te rêverais-je pays merveilleux » Hommage à Michel Blanc.
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« Tiens, il a bien neigé cette nuit. Ce n’est pas aujourd’hui que j’irai faire un tour. Par contre, en parlant de tour, je vais me faire plaisir avec l’autre idiot ! »
« Odie, ODIE, vient voir un peu ce qui se passe dehors. Je suis sûr que tu n’as jamais vu ça avant »
« Ouais, ouais , je suis là, je suis là. Qu’est-ce qui se passe? Il y a quoi, il y a quoi ?»
« Calmos, frérot, viens t’asseoir près de moi et admire le spectacle. «
« Mais c’est quoi ce truc tout blanc? Tu le sais, tu le sais? Hein!! »
« Évidemment que je le sais. Les gars comme moi savent tout. Et bien ce que tu vois, c’est du sucre glace tombé du ciel. »
« Du sucre glace ? Ça se peut pas, ça se peut pas. «
« Bien sûr que ça peut. La preuve, regarde bien. C’est blanc, léger, poudreux donc c’est du sucre glace. «
« Trop bien, j’adore ça, je peux aller en manger ? Hein, dis, je peux, je peux ? »
« Mais j’allais te le proposer Odie. Vas-y, fais-toi plaisir, bonhomme. »
« Et toi, tu ne viens pas ? »
« Non t’inquiète, je n’ai pas faim et j’ai commencé un régime, je ne mange plus que des lasagnes! »
« Cool, ça en fera plus pour moi, je sors ! »
« Que le spectacle commence, c’est qu’il y va franco, l’andouille ! »
« GARFIELD, c’est pas du sucre glace. Ça mouille et c’est froid!!! »
« Ce que je me marre, il m’a refait la journée ce crétin de chien, du sucre !!! »
« Tu viens de découvrir la neige, Odie »
« De la neige ? mais tu as dit que c’était du sucre glace !«
« Ah oui ? Bon ben, je me suis trompé. Fallait bien que quelqu’un vérifie, non? »
« De la neige!! Finalement, c’était presque trop facile de berner cet imbécile, il n’a pas encore compris que les chats sont plus intelligents que les chiens. De la neige !!!! »
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Les prévisions météo annonçaient une simple averse, mais à présent, les flocons denses ensevelissaient le chalet où Léa et Marc passaient Noël en amoureux. La nuit tombait. Inquiète, Léa scrutait la vallée par la fenêtre. Marc, optimiste de nature, allumait des bougies en plaisantant sur leur chance de vivre une soirée “100% nature”.
Un bruit sourd brisa le silence, comme si quelque chose s’était effondré dans la forêt. Léa se figea.
— Tu as entendu ça ?
— Probablement un arbre qui a cédé sous le poids de la neige, répondit Marc, sans se détourner de sa tâche.
Mais le bruit se répéta, plus proche cette fois. Un craquement, suivi d’un long gémissement lugubre. Léa sentit un frisson la parcourir.
— C’est pas normal, murmura-t-elle.
Marc haussa les épaules et s’approcha de la porte pour jeter un coup d’œil dehors. Dès qu’il tourna la poignée, une bourrasque glacée s’engouffra dans le chalet, faisant vaciller les bougies.
— Rien du tout, affirma-t-il après un rapide coup d’œil. Juste… attends.
Il plissa les yeux. Quelque chose bougeait à la lisière de la forêt. Une silhouette sombre, haute, presque humaine, mais avec des mouvements saccadés, trop étranges.
— C’est sûrement un animal, ajouta Marc, la voix légèrement tremblante.
Mais Léa ne partageait pas son calme apparent. Elle attrapa son bras.
— Ferme la porte. Maintenant.
La lumière des bougies vacillait encore, projetant des ombres dansantes sur les murs. Une voix s’éleva dans le vent, faible mais distincte :
— Aidez-moi… laissez-moi entrer…
Léa recula d’un pas.
— C’est une voix humaine, on doit ouvrir, dit Marc.
— Non ! protesta-t-elle.
Mais Marc, têtu, déverrouilla la porte. Un homme en haillons apparut sur le seuil, les cheveux trempés de neige, les lèvres bleuies par le froid.
— Merci… souffla-t-il.
Marc le tira à l’intérieur, mais dès que l’homme franchit le pas de la porte, une odeur nauséabonde envahit la pièce. Léa recula, horrifiée. Le “visage” de l’homme se désintégrait sous ses yeux. Sa peau fondait comme de la cire, révélant un crâne noirci et des orbites vides.
L’homme, ou ce qu’il en restait, tourna la tête vers Léa et Marc.
— Vous auriez dû garder la porte fermée, murmura-t-il, un rictus grotesque déformant ce qui restait de sa bouche.
La dernière chose qu’ils virent fut la neige rougeoyant sous la lumière des bougies, alors que la créature s’abattait sur eux.
Au petit matin, la tempête s’était calmée. Le chalet était enseveli sous un manteau immaculé, mais un liquide écarlate se répandait par la porte entrouverte. Une tâche inquiétante dans ce paradis blanc.
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Hé petit ! Arrête de me secouer ! Je suis obligé de m’accrocher à mon traîneau.
Le petit James vivant à Brisbane s’amuse à le secouer. Il veut voir la neige. Sa mère lui a dit que c’était trop loin. Alors elle lui a offert une boule à neige. Il la regarde et la manipule en la faisant basculer de haut en bas. La neige a l’intérieur tombe lentement. Il scrute chaque petit flocon. Il aimerait tant qu’il neige pour Noël.
Le père Noël avec ses rennes à l’intérieur de sa boule en a la nausée à force de se retrouver tête en bas. Agacé par cette situation, il frappe à la vitre de la boule à neige et fait signe à James.
James court voir sa mère :
« Maman ! Maman ! il faut délivrer le père Noël pour qu’il retourne au pôle Nord dans la vraie neige. »
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Nous avons fini la décoration du sapin chez mamie, la dernière boule est placée. Soudain, Julien pousse un cri de joie. « Il y a de la neige, elle tombe. Youpi on va bien s’amuser demain ! » Nous courons tous aux fenêtres, les yeux pleins d’étoiles. Nous restons un bon moment à admirer virevolter les flocons blancs dans la lumière de la lune. Elle commence à faire un tapis immaculé dans la campagne. Nos parents arrivent pour nous ramener à la maison. Après notre repas, lavage des dents et nous allons au lit. Cette nuit, nos rêves sont blancs, avec des luges et de grands éclats de rire.
En arrivant chez notre grand-mère, elle nous demande d’aller d’abord faire la provision de bois dans la forêt voisine. Nous faisons vite, car il fait froid et nous avons hâte de jouer dans la neige ; de faire notre premier bonhomme de neige, de dessiner des anges avec nos bras et nos jambes, de glisser avec nos luges et plein d’autres jeux. Au bout d’une bonne heure, nous rentrons frigorifiés, notre bol de chocolat chaud en main, nous nous regroupons autour de la cheminée, heureux.
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