« Sofia derrière la vague »

C’est avec le texte imaginé par Maximilien, inspiré par le tableau de Pierre Loste, que nous démarrons notre série de « Don Quichotte ».

Bonne lecture !

 

I – Que valent cinq âmes face à une vague

La vague, me toise. Son immensité m’envahit. En même temps, il t’en faut peu. Tais-toi. Un point fixe. Je veux le dominer. Tu veux, tu veux, tes désirs, tes ordres. On me traite de fou. Et tu t’en fiches. La vague, en ligne de mire, je sais ce que je vais y chercher, y puiser. La vague, je vais me la prendre et je n’irai pas seul même si je n’ai que deux pieds et deux mains. Comptez-vous : moi, Franck, Émilien, Julie. Quatre dans une seule tête, et un seul objectif nous empuissante : toucher du doigt la vague, libérer Sofia. Et le chien. Quoi le chien ? Il a encore oublié le chien… Philibert, vieux compagnon que je n’entends plus (que tu n’entends plus). Discret dans sa vieillesse, mais toujours là. La vague, haute comme deux montagnes. La vague, de nature changeante, foncièrement, n’est pas humaine. Nous y trouverons le miroir. Le miroir qui sépare les vivants des morts. Derrière, nous y trouverons Sofia. Ma femme, notre femme, récemment disparue.

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