Dès l’ouverture de la Maison des Matrimoines et des Patrimoines au printemps dernier, À Mots croisés y a planifié plusieurs ateliers d’écriture.
C’est ainsi que jeudi 16 juillet 2026, Annie Lamiral, intervenante À Mots croisés y a proposé une animation grand public et gratuite : « La maison aux mille secrets » dans ce petit musée axé sur l’histoire locale de Bagneux, mais aussi sur les femmes et les hommes qui ont façonné la ville, révélé l’identité balnéolaise, dans sa diversité et sa pluralité.https://closdessources.com/
Après la visite guidée et contée par le médiateur des lieux, Loïc Canitrot. Annie a invité le petit groupe de participantes à choisir un ou plusieurs objets du musée, à les placer au centre de leur récit qui devait être impérativement situé dans un contexte balnéolais, et si possible à lui/leur attribuer un secret ou révéler un mystère, son histoire, sa vérité cachée.
À suivre le récit d’Émilie. Bonne lecture !
L’horloge
Albert rentre des vignobles vers 18 heures. Tout harassé par le dur labeur, les mains calleuses, il sort de son panier, une grappe de raisin. Sa petite maison est située rue des Bois. En croquant un raisin, son regard se porte sur l’horloge qui orne la pièce principale.
Albert constate que le mécanisme déraille. La pendule se balance à un rythme effréné. Pourtant, les aiguilles indiquent la bonne heure et ne se déplacent pas plus vite que d’habitude. Tic tac, tic tac. Albert, fourbu, croit rêver. Il n’en croit pas ses yeux, se met debout et se penche vers le cadran. Il inspecte le verre qui protège le cadran, puis regarde derrière là où la manivelle permet de déplacer les aiguilles. Toujours rien. Le mouvement de balancier inhabituel le dérange toujours. Que lui arrive-t-il ? Quand, tout d’un coup, en regardant le dessous de l’horloge, il voit un petit papier dépasser d’une fente. Intrigué, il sort le petit papier et le déplie. Et là, la pendule réalise des coups réguliers.
Albert sort ses lunettes rondes pour pouvoir lire les mots, écrits à la mine de crayon : « Rendez-vous à minuit au Clos des Sources, à côté de la source, ce soir. » Pas un mot de plus. Nous sommes en 1870, et il est très risqué de braver le couvre-feu instauré par les Prussiens.
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