« Résistance » suivi de « Au bout de la nuit »

Le regret nous rend-il meilleurs, ou nous empêche-t-il d’avancer ? Est-il une preuve de sagesse, ou une souffrance inutile, puisqu’on ne peut plus rien changer au passé ?

Après un temps de débat philosophique, Valentine Pardo @laphilosopheuse invite à l’écriture.

À suivre les récits d’Annie.

Résistance 

Il est là, le monstre. À cogner à ma porte. Je le vois bien dans l’œilleton. 

Il cogne, il cogne. Il m’étourdit. Il veut entrer, me posséder. Il frappe encore, toujours plus fort. Le vacarme est assourdissant. Je me bouche les oreilles. Je dois lui résister.

Il secoue la porte, la martèle à coups de poings et de pieds. Il crache sa rage. Il ne veut plus attendre.

« Ouvre ! C’est moi, ton regret de toujours. »

Je me rebelle et hurle à pleins poumons :

« Trop tard, l’ami ! Oublie-moi ! Je ne regrette RIEN ! »

Au bout de la nuit

Elle court, court comme une folle sur la plage. Seule avec la lune. Seule avec les vagues.

Enfin, seule et libre !

Elle chante, elle crie, elle hurle. Elle sait qu’il est là, elle sait qu’il l’attendait. Qui ? Son bonheur.

Elle lui parle. Des mots. Des phrases. Sans point. Sans virgule. Sans s’arrêter. Elle a tant de choses à lui dire, à lui raconter. Ses projets. Demain. Et après. Elle lui parle des heures et des heures.

Au petit matin, elle lui promet de toujours tracer seule son chemin. Elle sait d’où elle vient, elle sait où elle va. Elle dessine deux mots dans le sable : SANS REGRET.

Votre commentaire

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑