« Chaos »

Sur une idée amenée par Christine, l’une des écrivant-e-s de A Mots croisés, trois séances d’écriture ont été consacrées à la rédaction d’une dystopie. Pour ce type de récit (généralement long), il est important de prendre son temps pour choisir un univers avant d’y faire vivre son ou ses personnages et d’imaginer une histoire.

Une dystopie est un récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur. Elle peut également être considérée, entre autres, comme une utopie qui vire au cauchemar et conduit donc à une contre-utopie.

Cette forme littéraire a été popularisée par des romans devenus des classiques du genre dystopique : Le Meilleur des mondes (1932) d’Aldous Huxley, Ravage (1943) de René Barjavel, 1984 (1949) de George Orwell, Fahrenheit 451 (1953) de Ray Bradbury, La Planète des singes (1963) de Pierre Boulle, La Servante écarlate (1985) de Margaret Atwood.

L’impact que ces romans ont eu sur la science-fiction a souvent amené à qualifier de dystopie toute œuvre d’anticipation sociale décrivant un avenir sombre.

Le genre a connu des déclinaisons dans d’autres domaines artistiques, notamment au cinéma, avec de nombreuses adaptations de romans dystopiques mais aussi des créations originales comme Metropolis (1927) de Fritz Lang, le premier du genre, Alphaville (1965) de Jean-Luc Godard, THX 1138 (1971) de George Lucas, Bienvenue à Gattaca (1997) d’Andrew Niccol, la ville dystopique de Scarfolk ou encore The Lobster (2015) de Yorgos Lanthimos.

Commençons par « Chaos », la dystopie imaginée par Danielle. Bonne lecture !

 

Paris, mars 2032

Aujourd’hui, la rue est calme. Pas de coup de feu, ni d’incendie. Les blindés sont à l’arrêt. Des passants se pressent.

Charles, du haut de son mètre quatre-vingt-dix, s’apprête à sortir. Sophie, sa femme, lui rappelle de mettre sa tenue. Comment l’oublier ? C’est lui qui a rendu obligatoire le port de ce vêtement, véritable sauf-conduit, une protection pour éviter la balle d’un policier, ou d’un citoyen zélé.

Il sort de l’appartement, en veillant à ne pas claquer la porte. Pour une fois que les enfants peuvent dormir sans être perturbés par des tirs intempestifs.

Charles descend le boulevard Eric Drouet. Des carcasses encore fumantes jonchent la chaussée, ça et là des vitrines dévastées témoignent des derniers heurts. L’air est vif, et le ciel bleu annoncerait presque le printemps. Au premier carrefour, il s’arrête. Un nouveau campement s’est installé. Il s’approche. Des individus se réchauffent autour d’un brasero. D’autres, sous une tente, épluchent des légumes. Une vie domestique se créée à l’extérieur des maisons, des appartements, comme un besoin impérieux de retrouver la vie tranquille d’avant.

Lire la suite Chaos

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