« Après le typhon »

Avec le récit de Danielle, vous allez rencontrer Mamavone, une femme engagée, dévouée, prête à voler au secours de la population d’un coin du monde subissant régulièrement des catastrophes naturelles. L’histoire d’une héroïne ! Vraie ou imaginée ? En tous cas, convaincante ! Bonne lecture ! 

Après le typhon

Le typhon a ravagé le sud de la Grande Ile, laissant la population démunie une nouvelle fois. Plus de nourriture, plus d’eau potable. Vite, il faut organiser les secours. Maryvonne s’affaire déjà. Elle a l’habitude, depuis une dizaine d’années. Il faut solliciter les réseaux pour trouver des médicaments, des vêtements, récolter de l’argent qui servira à acheter le riz, base de l’alimentation des Malgaches.

En une semaine, le résultat est là : les cartons de vêtements et médicaments s’entassent dans son sous-sol. Elle organise leur transport jusqu’au port où attend un container qui sera réceptionné par les correspondants sur place.

L’argent, c’est elle qui le remettra en mains propres au représentant de l’association à Antananarivo. Les tâches se succèdent : réserver le billet d’avion, organiser son hébergement, contacter les autorités locales. Voilà, il ne lui reste plus qu’à faire sa valise. Demain, elle s’envole.

Je regarde le défilé des gens portant des cartons chez ma voisine, Madame  Maryvonne Dupond. Elle a encore plaidé pour ces pauvres là-bas, dans leur île, qui manquent de tout. Elle ne se rend pas compte que la misère, il y en a aussi chez nous ? Pourquoi se préoccuper du malheur si loin ? Je ne la comprends vraiment pas. Je pourrai lui en donner, moi, des listes de personnes qui n’arrivent pas à se nourrir, et qui portent des vêtements usés jusqu’à la trame.

Enfin, je retourne à l’école ce matin, où seront distribués des médicaments et du riz. J’espère qu’il y aura aussi quelques vêtements et des chaussures, car mes tongs sont trouées. Mamavone vient d’arriver et se tient là, au milieu de la salle de classe, devant tous ces trésors. Je l’aime bien cette dame, une très vieille grand-mère, qui vient nous voir une fois par an, et qui nous apporte à manger. Je sais qu’autrefois elle a été infirmière. Elle ne travaille plus, mais elle continue d’alléger la vie des autres. J’espère aussi qu’elle aura apporté des cahiers et des crayons : j’aimerais tant écrire son histoire.

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