Premier janvier 2024

Premier jour de l’année

Premier mois de l’année

Premier post de l’année

Nous vous proposons un petit retour en arrière sur notre premier atelier d’écriture de la saison 2023-2024 consacré à l’écriture de micro-dystopies et dont voici les premiers mots (ou incipits). Rappelons que l’incipit permet au lecteur de rentrer dans l’histoire en lui proposant un angle d’approche, de mettre en place les lieux, les personnages et la temporalité du récit.

Nous vous souhaitons bonne lecture et une Bonne Année 2024 !

🌟🌟🌟

Peter n’avait plus de souvenirs précis de ses moments intimes avec Linda.

« Peter », Anne Berthelot 

La production industrielle d’embryons humains étant maintenant opérationnelle, la police de l’éthique réprimera toute relation hétérosexuelle afin d’éviter la conception d’embryons sauvages.

« Grossesse et enfantement », Anne Capet

Jeanne s’arrête en pleine rue. Non, cette phrase n’allait pas, il fallait la reprendre. Elle rembobina le fil de ses pensées pour revenir quelques secondes en arrière.

« Jeanne », Adélaïde Cuadrado 

Pépita est allongée sur le lit aux draps blancs autonettoyants, les bras le long du corps, les yeux fixés au plafond, le vide dans sa tête.

« Dépression », Francine Delagneau

Télécommande temporale activée, K19 s’apprête à projeter sur son lobe frontal les photos prises lors du dernier repas de famille.

« Photo-souvenir », Carmen Ferchault

Bip, bip. Benji se dresse, alerte en dépit de la soirée avec les copains. Ça sent le brûlé.

« Petit-déjeuner », Jean-François Games

Vous savez, docteur, j’ai perdu mon travail depuis la Loi sur les Somnifères Obligatoires à 22 h.

« Rendez-vous de contrôle », Elise Guizouarn

Léo se réveille après une cryogénisation de plus de cinquante ans.

« Assurance-maladie », Annie Lamiral

Après la journée de ski, la petite bande s’était retrouvée au café « Le bonheur des alpages » où le génépi avait coulé à flots.

« Soirée bien arrosée », Danielle Mercier

Ce matin, à la cafétéria, pour le petit-déjeuner, j’ai pris de la souris déshydratée et des molécules de cochon.

« À la cafétéria », Nathalie Picrel

Jules s’assit devant la salade de cafards bio qu’un robot avait apportée.

« Solitude à la cafétéria », Laurent Ribadeau-Dumas

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