Le mot du jour est « turquoise ».
Le bleu est souvent associé au ciel et à l’océan, sa présence profonde et durable dans l’imagerie poétique est omniprésente. Le bleu est associé à l’immensité, à la sérénité et à la transcendance. Il représente le calme, la tranquillité et parfois la tristesse ou la mélancolie. Il peut également évoquer la spiritualité et l’infini.
Aujourd’hui, votre récit va tourner autour de la couleur turquoise. On veut la voir, la sentir dans le ton, l’intrigue, l’ambiance, les personnages, les dialogues.
💠Vous pouvez commencer par écrire une liste de mots ou d’images qui vous viennent à l’esprit quand vous entendez/prononcez le mot « turquoise ». Vous choisissez cinq mots de cette liste et vous les intégrez à votre récit.
💠Vous pouvez bien sûr situer votre intrigue aux îles Turquoise ou la centrer autour de la pierre précieuse éponyme !
💠Vous pouvez aussi choisir un extrait ci-dessous qui deviendra votre incipit.
Bonne écriture 🐬🐳👗🪺🎽🛼🏝️🩵
Extraits de romans
L’eau est turquoise. Transparente. D’un turquoise qui n’a d’existence qu’ici, en ce pays.
L’Amant, Marguerite Dumas
Il y avait une lueur turquoise dans le ciel d’hiver, étrange et presque irréelle.
Dora Bruder, Patrick Modiano
Je regardais la mer turquoise à travers mes cils, et je pensais à rien.
Bonjour Tristesse, Françoise Sagan
Le ciel s’est creusé en une turquoise profonde d’où la lumière semble venir.
L’Annonce faite à Marie, Paul Claudel
La mer est turquoise, coupée de sillages blancs, et le ciel, tout autour, se renverse dans l’eau.
Noces, Albert Camus
Alors je vais devoir apprendre à vivre cette existence sans elle et à la voir de nouveau en couleur. Non, pas en rose. Ma vie ne sera plus jamais rose. Jamais. Elle sera turquoise. Marquée par sa maladie, mais aussi comme l’eau de l’océan qu’elle aimait tant. Comme une pierre précieuse. Comme l’eau de ses yeux. Comme toi, ma sœur.
La Vie en turquoise, Élise Giraudau
Récit imaginé par Carmen :
J’adorais ses yeux. Ce furent leur transparence turquoise qui m’avait mis en émoi.
Je venais chaque jour dans ce café prendre un petit crème, juste pour la voir déambuler entre les clients qu’elle servait. Un océan dans la grisaille ambiante.
Parfois, je me demandais comment j’en étais arrivé à tomber amoureux d’un simple regard, et je rêvais de plonger mes yeux dans cet océan limpide, de m’y noyer.
Dès le matin, j’attendais avec impatience de sortir, traverser la rue et de voir la mer limpide sur son visage.Le turquoise était devenu ma couleur préférée et j’avais l’impression d’en être devenu dépendant, prisonnier.
Puis, un jour je ne l’ai pas vu servir les clients, une autre serveuse officiait dans la salle. Je cherchais ses yeux, désespéré à l’idée à l’idée que je ne les reverrai jamais plus.
Un jour, deux jours, trois jours, une semaine, trois mois. Elle avait disparu comme si la mer s’était retirée sans jamais revenir. Au début, le désespoir m’avait assailli, puis le temps avait fait son œuvre, son souvenir s’estompait d’autant plus que j’avais rencontré quelqu’un.
Parfois une pensée dans mon esprit, mais qui était-elle la fille aux yeux turquoise ?
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Récit imaginé par Carole
C’était le dernier samedi du mois d’août, les enfants revenaient d’Avignon en train. Je suis arrivé à la gare de Lyon avec beaucoup d’avance. Je me suis installé à la terrasse du « Café de la Gare », face aux quais de départ et d’arrivée pour observer les voyageurs, assister aux retrouvailles, aux embrassades. Toutes les quarante minutes environ, des trains arrivaient ou partaient, les voyageurs allaient et venaient dans toutes les directions : vers la sortie, les toilettes, les taxis.
C’est à moment que j’ai vu une femme se diriger vers les quais de départ. Je la voyais de dos : elle avait la démarche d’une femme jeune, ses cheveux étaient remontés. Elle portait une petite robe couleur turquoise qui magnifiait ses formes et la rendait solaire, même de dos. Je trouvais cette teinte turquoise remarquable, tranchant avec les motifs chargés de la mode féminine actuelle. Cette couleur chaude m’inspirait le calme, la relaxation : je me sentais joyeux en la regardant.
Alors instinctivement, mon esprit s’envola dans les eaux bleues du lagon de Bora-Bora, vers la sérénité de ses eaux calmes et enivrantes.
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Récit imaginé par Francine :
Avec mes neveux et leurs copains, nous jouons au ballon dans une eau chaude. Ils profitent des toboggans et autres jeux aquatiques. Je suis fière de mon nouveau maillot de bain orange fluo que j’ai acheté en solde aux Galeries Lafayette. Nous passons une très bonne journée à la piscine à vagues d’Aquaboulevard du 15ème arrondissement. C’est un lieu où les Parisiens aoûtiens peuvent aller se rafraîchir les jours de forte chaleur et avoir l’impression d’être en vacances dans une île exotique avec les cocotiers et l’eau couleur turquoise. Après toutes ces activités, les enfants ont un petit creux. Nous nous installons à une table avec vue sur le spectacle des baigneurs avec leurs maillots de toutes les couleurs. Certains plongent des hauts plongeoirs pas toujours élégamment, d’autres sortent en jet des toboggans en éclaboussant les nageurs voisins, ou chahutent avec de grosses bouées dans l’eau bleu clair. Entre les gâteaux à la crème, les boissons fraîches et les glaces Häagen Dasz, chacun trouve à se rassasier. Un dernier plongeon dans le lagon vert et nous devrons rentrer. Pas toujours besoin d’aller au bout du monde pour une bonne journée dépaysante.
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