D’après « Quatre jours sans ma mère » de Ramsès Kéfi

Samedi 18 octobre 2025, la Médiathèque Louis-Aragon a organisé un atelier d’écriture à l’occasion de la rentrée littéraire. Pour mémoire, cette année, 484 romans ont été publiés (source Livres Hebdo).

Après quelques jeux d’écriture, le groupe de dix écrivants et primo-écrivants – guidés par Annie Lamiral, intervenante À Mots croisés – ont imaginé des histoires inspirées par l’une ou l’autre des parutions de la rentrée littéraire francophone, « coup de cœur » des médiathécaires.

À suivre les récits imaginés par Nicole et inspirés par «Quatre jours sans ma mère » de Ramsès Kéfi.

🔹Imaginer une quatrième de couverture à partir de l’illustration 

C’est l’histoire d’un revenant, otage encore vivant, qui retrouve son pays, son appartement. Devant la fenêtre de sa cuisine ouverte, il retrouve enfin l’air, le soleil et les bruits familiers du quartier. Il tient , de ses seuls doigts indemnes, un simple verre d’eau : il voudrait oublier…

Lisez ce livre : même si sa lecture vous est dure, vous ne l’oublierez pas.

🔹Imaginer un récit après avoir découvert le titre et quelques mots-clés

Il s’appelle Salmane, mais dans le fast-food où il travaille, tout le monde l’appelle « Slam ». C’est plus vite dit quand on l’interpelle dans les moments de chauffe au service ! Il a 36 ans mais les plus jeunes le connaissent bien aussi. Il fait partie, avec Archie, son grand copain, d’un groupe de la cité qui fait du slam musical dans un petit local d’un parking souterrain. Au milieu des balais, des pelles, des sacs de sel pour l’hiver, etc. leur petite bande « percute » en chantant leurs difficultés quand on est étiqueté des grandes cités du Neuf-trois. Ils aiment aussi moduler en douceur leurs rêves, leurs espoirs.

Hedi, le père de Slam, est un ancien maçon très âgé, très usé, qui est plus souvent au Pays qu’en France. Heureusement, Slam a encore sa mère qui tient bien le coup malgré ses 67 ans. Quand il dit « heureusement », c’est paradoxal : Amani est une mère « surprotectrice » !

– « Couvre-toi mon fils : il fait froid ce matin »…et vlan ! Slimane se retrouve avec une écharpe de son père autour du cou !

– « À quelle heure rentres-tu ce soir ? Je t’attends pour dîner. »

– « Es-tu de repos ou non ce week-end ? »

Il a tout essayé. Lui dire, en riant, « qu’il était majeur et vacciné ». Lui dire plus sèchement : « Maman, arrête, je ne suis plus un enfant ! »

Hier soir, en rentrant du slam aux aurores, Slam s’est carrément fâché ! Amani était dans la cuisine, endormie sur la table, devant un dîner pour deux. Du coup, il l’a plantée là et est allé dormir chez Archie.

Le lendemain, boulot, et il revient coucher chez Archie. Dans la soirée, grand bazar dans l’escalier de son copain. Débarque alors une délégation des voisins de son logement avec sa mère.

Il apprend qu’Amani s’est installée, pour dormir, sur la terrasse, comme au Pays… mais au 10ème étage de leur immeuble !…

– « Comme ça, Slam, qui n’est plus mon fils, pourra vivre seul dans l’appartement. » Tous les voisins se sont relayés auprès d’elle pour la ramener chez elle… mais sans succès. Ils ne peuvent tout de même pas appeler la police !…et encore heureux qu’il ne pleuve pas ! »

Archie finit par trouver une solution. C’est lui qui va me remplacer auprès d’elle dans son appartement. Moi, je reste chez lui. Je reprends rapidement contact avec mon père dans l’espoir qu’il arrive à convaincre ma mère de se réinstaller avec lui au Pays. Je leur promettrai d’aller les voir ou de les accueillir, une fois par an, aux vacances…

Croyez-moi si vous voulez, quand l’avion a décollé d’Orly en emportant mes deux parents, j’ai eu du mal à refouler mes sanglots… Archie, un peu moqueur, m’a tapé sur l’épaule en me disant : « Ça fera un beau sujet de slam ! »

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