« Un Père Noël taquin »

Aujourd’hui, Francine partage un récit qui interpelle : Peut-on plaisanter avec le Père Noël ? Et, vous, qu’en pensez-vous ?

Un Père Noël taquin

Assise sur son coussin pour être à la hauteur de son assiette, la fillette regarde tristement ses petits pois et son steak haché, froids depuis au moins une bonne heure. Elle a pris trois ou quatre bouchées quand c’était encore chaud. Mais maintenant, elle n’a plus envie de faire des efforts et c’est trop dur de faire plaisir à maman.

La mère est en colère comme à tous les repas. Sa patience est mise à rude épreuve par sa petite fille chérie. Certaines fois, elle laisse l’enfant devant son assiette jusqu’à quatre heures de l’après -midi. Ce soir, c’est le réveillon de Noël, elle n’a pas le temps de négocier avec sa petite fille. Elle l’envoie jouer dans sa chambre.

Les invités arrivent petit à petit. Ce soir, elle a droit de picorer et de choisir ce qu’elle veut manger. Ce soir, elle va jouer avec ses cousins, faire des câlins à sa grand-mère, se faire chatouiller par grand-père et écouter sa tante lui raconter des histoires rigolotes. Ce soir, c’est la fête.

Les enfants sont excités, ils attendent le Père-Noël. Ils espèrent tant le voir. En attendant le grand moment, ils courent dans l’appartement, crient, chantent et rigolent. Les parents font ce qu’ils peuvent pour les calmer sans grand succès.

Vers 11 h 30, les garnements sont fatigués. Ils s’écroulent dans leurs lits. Les adultes ont enfin un peu de tranquillité. C’est aussi la fête pour eux.

Au milieu de la nuit, les convives repartent après avoir mis leurs paquets sous le sapin. Ils mettent dans chaque soulier,  les cadeaux tant désirés. Les parents sortent de leur cachette leurs présents qui vont compléter ceux des invités. Enfin, ils vont se coucher et dormir quelques heures avant le matin de Noël.

C’est le matin de Noël. La petite fille saute de son lit et court dans le salon. Elle est survoltée et prête à ouvrir ses paquets.

Elle est en arrêt devant le sapin. Il n’y a pas de cadeaux dans ses bottines. Dans les autres chaussures, oui. Mais rien dans ses bottines. Peut-être pas, en s’approchant, elle aperçoit quelque chose!! Des biberons !!!!  

De grosses larmes chaudes coulent sur ses jolies joues roses. De gros sanglots secouent le haut de son petit corps. La fillette a un très gros chagrin. Le Père Noël ne la croit pas assez sage pour avoir des cadeaux.

Le père la prend dans ses bras et la console. Elle promet de bien manger pour devenir grande, d’être la plus sage des fillettes et d’obéir à sa maman. Les parents se sentent un peu coupables devant le désespoir de leur fille.

La mère emmène la petite fille prendre son petit déjeuner dans la cuisine tout en la consolant.

Une cloche retentit. Le père arrive en criant “le Père Noël est revenu avec plein de paquets”. La fillette descend de sa chaise et court au sapin. Ses yeux brillent, pas par les larmes mais de joie. Elle a plein de cadeaux à ouvrir.

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