« La lune qui s’ignorait » suivi de « Nuit sans fin »

Cette nuit est la dernière de notre série imaginée en atelier. 

Nous allons la passer avec Anne dont la première idée « La lune qui s’ignorait » a été développée par Francine et publiée avant-hier sur notre site. Nous vous invitons ensuite à suivre Anne dans son récit intriguant « Nuit sans fin » et vous souhaitons bonne lecture !

La lune qui s’ignorait  

C’était durant une de ces nuits entre chiens et loups où l’on devinait les silhouettes filiformes des trolls de la forêt de Grunewald. Le hibou avait commencé son chant envoûtant.

Nuit sans fin

Elle s’était hasardée dans ce quartier qu’elle ne connaissait pas et s’était laissée attirer par les halos successifs des réverbères. La douceur du jour avait laissé place à une brume enveloppante.

Elle allait au hasard, au gré des rues et ruelles qui l’inspiraient. Elle était arrivée la veille dans cette ville qui lui était inconnue. De prime abord, elle l’avait effrayée. De nouvelles couleurs, de nouvelles odeurs. Mais ce soir, elle se laissait envoûter. Elle avait laissé les artères principales et s’était enfoncée dans un dédale insoupçonné. Au gré des minutes qui s’écoulaient, les rues s’étaient vidées. Mais ce désert nocturne qui s’installait ne lui pesait pas. Elle entendait à travers les portes et les fenêtres, la vie des foyers. Une quiétude semblait régner, mais une ivresse peu à peu la gagnait.

Soudain, un chat la frôla et dans l’obscurité faillit la faire tomber. Il se faufila entre ses jambes pour s’engager dans une impasse qu’elle n’avait pas repérée. Elle décida de le suivre, mue par une intuition peut être divine. Un réverbère éclairait à peine les pavés glissants de rosée. Le chat s’engouffra dans une porte cochère.

Elle le suivit.

Elle le vit disparaître à travers l’entrebâillement d’une porte. De celle-ci s’échappèrent des notes cristallines. Alors, comme ensorcelée, elle poussa l’huis abîmé.

Dans une pièce, un vieil homme et sa femme étaient attablés. A sa vue, leurs regards scintillèrent. Et les premiers mots qu’ils murmurèrent, furent :

« Viens, assieds-toi, ça fait tellement longtemps qu’on t’attendait ! 

Nous savions qu’un jour ou l’autre, tu entendrais nos prières. »

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