« La Rencontre »

Démarrons notre série sur les « Exercices de style » avec ceux de Christine dont la petite histoire de base est : 

La rencontre

C’était l’automne, elle marchait en direction du centre et soudain le reconnut.

Toujours aussi grand et fier de sa personne.

Elle hésita, mais sans pouvoir résister, le rejoignit au pas de course, pour se jeter à son cou et l’embrasser sur la joue, bien entendu ! « Paul, quelle surprise ! ». Elle réalisait de suite son acte manqué.

Il s’agissait en fait de son psychanalyste, qui, décontenancé, esquissait un sourire crispé, trop crispé selon elle. C’est à ce moment précis qu’elle sut que sa cure avait pris fin.

 ✍🏻✍🏻✍🏻

Exercice de style – Interrogations 

Elle ne savait plus très bien à quelle saison cela s’était produit. Elle croyait qu’il s’agissait de cette période à la lumière ocre, avec le froissement des feuilles mortes, sous les pas. Se dirigeait-elle vers le centre ville ou vers la périphérie ?

Est-ce là qu’elle l’aperçut ? Comment était-il vêtu et dans quelle attitude se déplaçait-il ?

Est-ce qu’elle hésita longtemps avant de prendre sa décision ?

Combien de temps mit-elle avant de se jeter à son cou pour l’embrasser ?

Ce baiser, le déposa-t-elle dans son cou ou sur la joue ?

Paul ?

Fut-elle réellement surprise ?

Comment réalisa-t-elle la nature de son acte ?

Combien de secondes, de minutes, avant qu’elle ne réalise qu’il s’agissait de son psychanalyste ?

Etait-il surpris de son côté ou seulement décontenancé ?

C’est tout l’effet qu’elle lui faisait ?

N’est-ce pas ce jour là qu’elle sut que sa cure venait de prendre fin ?

 

Exercice de style – Exclamations

Vive l’automne !! Quelle beauté !! Ces couleurs !! Le chant des feuilles sous les pas !!!!!

Quel bonheur de marcher dans cette direction, au bord de la rivière pour atteindre le centre !

Mais c’est Paul !!!

Courir à ses devants et se jeter dans ses bras !! Il ne va pas en revenir !!

Surprise !!!

Mais ce n’est pas vrai !!!

Quelle erreur grotesque !!!

Mon psychanalyste !!

Pas marrant celui là !! Qu’il a l’air coincé en dehors de son cabinet !!

Je crois que l’heure est venue !!!

Adieu, mon cher, terminée la cure !

On va s’arrêter là !!!!


Exercice de style – Précisions

Elle marche concentrée sur le son de ses pas dans les feuilles mortes.

Elle ne sait pas vraiment où aller mais elle sent que l’automne l’emporte.

Elle hume l’odeur de la brise et dans un geste banal et discret remonte son col.

C’est à ce moment précis qu’elle aperçoit Paul.

D’abord, elle pense que ce n’est pas possible.

Elle envisage de ne pas toucher cette cible.

Mais elle succombe, et là au pied de la Malcombe

Se jette à son cou pour l’enlacer et le baiser avant la tombe

Oui, avant d’être là couchée dans le trou, pense t-elle.

Mais cette étourdie, prisonnière de ses propres ailes,

Commet l’irréparable, l’acte manqué par elle,

Elle pose ses baisers sur la barbe du psy !!!

Elle sait alors qu’aujourd’hui c’est fini !!

Ici gît le divan vide d’une cure qui se termine dans les jardins des Glacis.

 

Exercice de style – Ajout d’un phone à la fin d’un mot  (épithète ou paragoge)

Elle marchouille , toute concentrouille sur le souille de ses  pouilles dans les fouilles mortouilles.

Elle ne souille par vraiment ouille aller mais elle sentouille que l’automnouille l’emportouille.

Elle humouille l’odeur de la brisouille dans un gestouille banouille et discrétouille  elle remontouille son couille.

C’est à ce momentouille précisouille qu’elle aperçouille Pouille.

D’aborouille, elle pense quouille ce n’est pouille possiblouille.

Elle envisageouille de nouille pas touchouille à souille ciblouille.

Mais elle succombouille, et au pouille de la Malcombouille

Se jettouille à son couille pour l’enlaçouille et le baisouille avant la tombouille.

Mais cette étourdouille, prisonnièrouille de ses proprouilles ailouilles

Commettouille l’irréparablouille, l’actouille manquouille par elle.

Elle posouille des baisouilles sur la barbouille du psychanalystouille

Elle saitouille alorouille qu’aujourd’houille c’est finouille.

Ici gîtouille le divanouille vidouille d’une curouille qui se terminouille dans les jardinouilles des Glaçouilles.

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