« Évita Ramos »

Voici une histoire bien particulière imaginée par ​​Kawtar à partir de la grille  personnage, tracé dans ses grandes lignes par Anne. Bonne lecture !

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« Nous sommes tous réunis aujourd’hui afin de rendre hommage à l’incroyable carrière d’Evita Ramos. Avant de l’accueillir sur scène, en tant qu’éditeur de son dernier roman, laissez-moi revenir sur son parcours.»

Il commença: « Evita est née dans un petit village au sud de Buenos Aires, cette femme que l’on surnomme ’la femme aux 100 vies’, est un modèle d’engagement, de bonté et de force. Très tôt, elle est prise en charge par la «Cruz Roja» suite à l’incarcération et à l’exécution de ses parents, opposant politique au régime en 1975. C’est remarquable … »

De mon siège, j’observais cette femme, elle était sublime dans sa robe de soie émeraude, de ces beautés mystérieuses et fragiles. Sa peau rousse ne laissait que très peu apparaître ses cernes. Elle n’arrêtait pas de se tordre les mains comme pour en essorer toute once de nervosité. Elle en avait vécu des choses. Moi, je l’avais suivie depuis ses débuts dans le monde littéraire, sa plume juste et incisive m’avait toujours fascinée. Comment pouvait-elle être encore debout après autant de drames? Sa vie avait les allures d’une télénovela.

Après avoir reçu une éducation grâce à sa prise en charge par la Croix-Rouge, puis par l’orphelinat de la bonté, elle commença à travailler dans les médias en Argentine, d’abord en tant que plus jeune présentatrice du journal télévisé du soir, puis journaliste d’investigation pour poursuivre vers le rôle de rédactrice en chef du journal d’opposition. Durant cette période, elle échappa pas à moins de sept tentatives d’assassinat. Elle se maria avec un magnat des télécoms, Alvaro Mendoza qui, après quelques années de mariage, se révéla être un homme autoritaire et violent. Elle décida de fuir avec son fils. Malheureusement, ce puissant homme d’affaires mit le feu à son appartement en pleine nuit, ignorant que son enfant s’y trouvait aussi. Le jeune garçon de deux ans mourut asphyxié et elle garda les stigmates de cette agression sur les bras.

Elle partit vers l’Europe pour poursuivre son combat politique et féministe. On dit qu’elle ne dort plus la nuit, se repose le jour avec un beretta sous son oreiller, c’est toute la légende d’Evita. Elle ne peut plus retourner dans son pays suite à la révélation du scandale de corruption des « Dies Diamantes » et parce que sa tête est mise à prix par son ex-mari.

Je fus sorti de mes pensées par un tonnerre d’applaudissements accueillant Madame Evita Ramos. D’une voix franche et posée, elle annonçait, lors d’un bref discours, que l’intégralité des recettes de son roman serait reversée à une ONG qui s’occupe des enfants des rues en Colombie. Elle remercia chaleureusement les généreux donateurs de cette soirée de charité et partit très rapidement encerclée de deux gardes du corps.

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