« D’une vague à l’autre »

C’est un sujet délicat et parfois obsessionnel qu’aborde Carmen, avec beaucoup de sensibilité, dans sa métaphore. A partager avec des personnes concernées … En attendant, nous vous souhaitons bonne lecture !

« D’une vague à l’autre »

Puisque tu ne peux pas t’enlever de la tête que ton ventre est désespérément vide, puisque ton cœur l’est peut-être bien plus encore, puisque tu en souffres comme une damnée de la terre, écoute ce que j’ai à te dire. Penses-tu ta situation unique ? Crois-tu vraiment être seule au monde dans cette épreuve ?

Je t’invite à ouvrir les yeux sur tous ceux, qui à l’instar de toi, se débattent dans leur combat acharné de la parentalité. Je ne les vois pas baisser les bras. Ils ne tirent pas un trait sur ce désir plus profond qu’un gouffre. Regarde-les donc se démener comme de beaux diables, jamais ils ne renonceront dans ce parcours du combattant.

Car vois-tu, cette envie est bien plus forte que tous les obstacles. Elle est là, incessante, obstinée et immuable. Une quête de chaque heure, de chaque jour.

Et toi, qui te vois seule, sans ressources, sans énergie, abandonnée par la vie, regarde la mer comme elle peut t’aider. Elle paraît, parfois, fragile, inoffensive, calme avec son ressac permanent, ses va-et-vient. On ne voit, bien souvent, qu’un léger mouvement accompagné du doux clapotis de l’eau lorsque la vague vient s’échouer sur la plage. Ce mot, échouer, l’entends-tu ? La mer s’échoue sur la plage et toi également, tu penses avoir échoué. Mais, le ressac, s’il n’est pas toujours fort, il est néanmoins persévérant. Le voilà le secret de sa puissance, son immense patience. Il érode, marées après marées, les hautes falaises. Voit comme elles sont grandes. Elles paraissent plus élevées que des tours d’habitation. Les efforts des vagues qui semblent infructueuses, se révèlent gagnantes au fil du temps. Elles les font reculer, ces géantes de craies. Ces colosses au pied d’argile, cédant en permanence du terrain face au farouche entêtement de la mer et de son combat. Jamais elle ne renonce car il est dans sa nature de se battre, sans fin, éternellement et c’est ainsi depuis des temps immémoriaux.

Et, toi aussi, tu es le ressac, la mer féconde. Dans le fond de ton cœur et de ton âme, tu vas trouver la force, l’énergie nécessaire pour faire reculer, jour après jour, les barrières qui te séparent de l’enfant désiré.

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